Aussi forte sera la vindicte des Etats-Unis envers le programme nucléaire iranien, aussi forte sera la critique de plus en plus « soutenue » de l’Iran contre la faiblesse du dollar. En tout cas, tous les indices semblent concorder …
Au bout du « compte », les dossiers pourraient être intimement liés, certains experts n’hésitant pas à affirmer que le goût un peu trop prononcé de l’Irak envers l’euro fut la goutte d’eau qui fit « déborder » le « trop plein » américain.
Le ministre du pétrole iranien, Gholam Hossein Nozari, s’est inquiété mardi matin, à son arrivée à Vienne, de la dépréciation du dollar, sans se prononcer sur ce que l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) pourrait décider lors de sa réunion mercredi.
A la question de savoir si les actuels cours du pétrole – qui ont frôlé 104 dollars le baril lundi à New York – inquiétait l’Opep, le ministre iranien du pétrole a répondu que les « prix ne sont pas des prix réels » en raison de la baisse du dollar, une manière de dire que la valeur réelle des revenus des producteurs de pétrole étaient érodée par la dégringolade du billet vert. Ce qui est loin d’être totalement faux. Je ne le dirais jamais assez, il faut effectivement raisonner en valeur constante. Imaginez un instant le cours du pétrole évalué à l’aide de la monnaie du Zimbabwe …
« Tout le monde peut s’inquiéter de la dépréciation du dollar« , a-t-il souligné. Cette question avait déjà été soulevée la veille par l’algérien Chakib Khelil, actuel président de l’Opep.
Le ministre iranien n’a pas affiché clairement ses intentions en matière de niveaux de production, se contentant d’affirmer qu’il fallait « étudier les facteurs qui affectent le marché » avant de prendre une décision.
Le ministre algérien de l’Energie et des mines a récemment souligné pour sa part que l’organisation devrait rester sur sa position, estimant que « le ralentissement de l’économie américaine et la chute saisonnière de la consommation auront un impact sur la demande de pétrole ».
« Les stocks d’essence élevés, la diminution de la demande au deuxième trimestre avec la situation économique aux Etats-Unis, probablement une récession, la demande va certainement baisser », avait ainsi déclaré M. Khelil.
« Etant que ministre du Pétrole de l’Algérie, « je préfèrerais baisser la production car la demande mondiale va baisser », a-t-il dit lors d’un point presse à la veille d’une réunion de l’Opep à Vienne.
Il a rappelé qu’il y a dix ans, l’Opep n’avait pas réduit « à temps » sa production au moment de la crise asiatique, ce qui avait entraîné un effondrement des prix de l’or noir. « En 1998, cela a pris trois ans de bonne discipline à l’Opep pour rétablir l’équilibre du marché », a-t-il souligné.
Le prix du baril de pétrole est retombé mardi sous le seuil symbolique des 100 dollars. Raison d’un tel scénario : d’importantes prises de bénéfices après les niveaux historiques atteints la veille et des anticipations d’une reconstitution des stocks américains de brut, dont le niveau sera publié mercredi.
Les investisseurs ont aussi anticipé un possible statu quo de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) sur ses quotas de production au terme de sa réunion, qui débute mercredi à Vienne.
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « light sweet crude » pour livraison en avril a clôturé à 99,52 dollars, en baisse de 2,93 dollars, un niveau plus vu depuis le 26 février.
En séance il est tombé à 98,87 dollars, soit à plus de 5 dollars de son record absolu à 103,95 dollars.
A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour échéance en avril a lui perdu 2,96 dollars à 97,52 dollars.
Les stocks pétroliers sont en hausse depuis sept semaines aux Etats-Unis, et les analystes s’accordent à dire qu’ils devraient continuer à s’étoffer.
Faisant fi des fondamentaux, qui régissent le fonctionnement du marché du pétrole, le prix du baril de brut avait flambé ces derniers jours profitant de la chute du dollar.
Sources : AFP, www.elmoudjahid.com
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L’Opep tiendra une réunion extraordinaire avant septembre (el-Badri)
VIENNE, 5 mars 2008 (AFP)
L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) va tenir une réunion extraordinaire avant le mois de septembre, a indiqué mercredi son secrétaire général, Abdallah el-Badri, avant une réunion du cartel à Vienne.
« Il y aura une réunion avant septembre », a-t-il dit, ajoutant que la date de cette réunion extraordinaire n’avait pas encore été fixée.
Par ailleurs, M. el-Badri a annoncé que la réunion ordinaire de mars, qui se tient ce mercredi au siège de l’organisation à Vienne, aborderait le conflit opposant le Venezuela à la compagnie pétrolière américaine ExxonMobil.
« Il y aura un avis de l’Opep » sur le sujet, a-t-il indiqué sans dire si cela figurerait textuellement dans le communiqué final publié à l’issue de la rencontre des ministres de l’Energie et du pétrole des 13 pays membres du cartel.
L’américain ExxonMobil, le plus grand groupe pétrolier mondial, a engagé toute une série de recours juridiques après que le Venezuela a décrété la nationalisation des gisements pétrolifères du bassin de l’Orénoque, en exigeant au moins 60% du capital des sociétés chargées de les exploiter.
Le groupe américain a annoncé avoir obtenu le gel de 12 milliards de dollars d’actifs de la compagnie d’Etat vénézuélienne PDVSA, auprès de tribunaux de Londres et de New York, pour compenser son départ du Venezuela.
Il ne faut pas oublier que le petrole a pris 500% depuis l’an 2000. Puisqu’en 2000 le baril était a 20 Dollar.
En constatant que que le dollar ne c’est déprécié que de -34% depuis l’an 2000.
Dire que les producteurs de petrole ont un manque a gagner du a la baisse du Dollar. C’est faire preuve d’un manque de competence en mathématiques.
Même avec un prix du baril a 60 Dollar les producteurs restent largement au dessus de l’inflation (dévalluation de la monnaie).
Je suis toujours surpris des methode analytique des acteurs financier. A croire que beaucoup n’ont jamais appris a calculer.
Hterrolle,
Ton analyse est tout à fait correct mais reste toutefois un peu simpliste.
Tout d’abord l’article n’a jamais dit que seul la hausse du dollar était responsable de la hausse du prix du brut. Tu dois très certainement omettre une partie importe de la fixation d’un prix : l’offre et la demande!
N’oublions pas la Chine qui bat des sommets de consommation de pétrole et les restrictions de l’OPEP drastiques sur les quantités exportées.
Je pense que tu dois également oublier tous les facteurs macroéconomiques qui permettent la fixation des prix et ceci même sur les marchés internationaux…
Bonsoir hterrole,
Au lieu de prétendre que certains ne savent pas calculer vous devriez revoir vos règles de pourcentage. Lorsque le prix du pétrole est multiplié par 5 il y a une augmentation de 400% et non pas de 500% comme vous l’affirmez.