Wall Street : le blocage budgétaire menace

Importantes tensions à prévoir lundi sur le marché new-Yorkais. Les investisseurs se sont d’ores et déjà montrés fébriles vendredi, redoutant un blocage budgétaire aux Etats-Unis. Alors que les discussions ne semblent pas vouloir évoluer, les parlementaires devront parvenir in extremis à un accord d’ici lundi soir.

Wall-Street aura ainsi achevé la semaine en rouge, le Dow Jones perdant 0,46%, abandonnant 70,06 points à 15.258,24 points. De son côté, le Nasdaq chutait pour sa part de 0,15%, perdant 5,84 points à 3.781,59 points.

L’indice élargi Standard & Poor’s 500 régressant quant à lui de 0,41% (- 6,92 points) à 1.691,75 points.
Les analystes estiment cette baisse par une volonté des courtiers de limiter une très grosse exposition au risque avant leur départ en week-end, tentant ainsi de se prémunir contre une éventuelle aggravation de la situation dès lundi matin.

Pour rappel, le Congrès américain a jusqu’à lundi soir 23H59 à Washington, pour adopter un budget. En cas d’absence de consensus, environ 800.000 fonctionnaires fédéraux jugés non essentiels pourraient se retrouver en congé sans solde à partir de mardi 1er octobre – début de l’exercice fiscal –  près de 1,4 million de militaires se voyant quant à eux dans l’obligation de travailler … sans être payés.

Si les marchés redoutent que la fermeture de certains services publics n’engendre de graves difficultés économiques, leur inquiétude ne fait que croître alors que les parlementaires doivent également se mettre d’accord sur un éventuel relèvement du plafond de la dette avant le 17 octobre au plus tard, sous peine de conduire les Etats-Unis au défaut de paiement.

Reste que la Chambre des représentants américaine, à majorité républicaine, a adopté dans la nuit de samedi à dimanche une loi de financement amendant le projet de budget temporaire adopté vendredi par le Sénat. Le nouveau texte prévoit de retarder la mise en oeuvre de la réforme de l’assurance maladie aux Etats-Unis … tout en assurant le financement de l’Etat fédéral jusqu’au 15 décembre prochain.
Les nouvelles mesures législatives projettent également de reporter d’un an l’application de la réforme du système de santé de Barack Obama, tout en supprimant une taxe sur les équipements médicaux préalablement envisagée.

Les républicains ont formulé comme préambule à tout éventuel accord – y compris sur un budget temporaire – le gel des financements de la loi de réforme du système de santé. Ce à quoi s’opposent fermement les démocrates, et tout particulièrement le président américain. Ces derniers ont d’ailleurs qualifié d’inacceptable le texte adopté ce week-end par la Chambre des représentants.
Harry Reid, le chef des démocrates, s’attend d’ores et déjà à un rejet du texte au Sénat, majoritairement démocrate. La Maison Blanche a également annoncé que le président Barack Obama opposerait son veto à la nouvelle loi de financement.

Sources : AFP, ats, Reuters

Elisabeth Studer – www.leblogfinance.com  – 29 septembre 2013

(14 commentaires)

  1. La Tribune
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    Extraits

    Votée en 2010 et validée par la Cour suprême en 2012, la loi sur la santé surnommée « Obamacare » (contraction d’Obama et « health care », qui signifie « santé ») vise à fournir une couverture maladie à des dizaines de millions d’Américains actuellement non assurés, mais les républicains contestent l’obligation légale qui sera celle de tout Américain d’être assuré à partir du 1er janvier.

    « Je pense vraiment qu’+Obamacare+ sera la première étape de la transformation quasi-irréversible de l’Amérique en une économie socialiste », a dit l’élu du Tea Party Trent Franks, très satisfait de la stratégie de la corde raide adoptée par les dirigeants républicains.

    « Totalement irresponsable »

    Les deux chambres du Congrès doivent impérativement adopter un texte commun d’ici lundi soir, fin de l’exercice budgétaire 2013, faute de quoi des centaines de milliers de fonctionnaires pourraient être mis en congés sans solde dès mardi matin, et jusqu’à ce que le Congrès vote de nouveaux crédits pour financer les opérations gouvernementales. La justice, la sécurité nationale, les opérations militaires et d’autres services jugés essentiels seront exemptés, mais tous les parcs et musées nationaux fermeraient et les effectifs des administrations seraient réduits au minimum vital. La moitié des 800.000 civils du Pentagone seraient concernés et les militaires pourraient ne pas être payés à temps.

    L’attitude des républicains a été qualifiée samedi de « totalement irresponsable » par le secrétaire à la Défense Chuck Hagel. « Mettre notre population dans cette situation, ce n’est pas du leadership, c’est une abdication des responsabilités », a-t-il dit depuis un avion qui l’emmenait en Corée du Sud. Pour éviter tout retard dans le versement des soldes des militaires, les républicains ont fait adopter à l’unanimité un second texte samedi pour garantir le paiement normal des soldats quoi qu’il arrive, une résolution que les sénateurs devront aussi approuver pour qu’elle devienne réalité

  2. Voilà c’est fait, demain en France ou ailleurs on ne pourra plus payer ni retraites, ni fonction publique.
    Les états représentaient autant de compartiments dans le navire monde. En acceptant la destruction systématique des structures étatiques pour de pseudo raisons économico-idéologiques nous avons mis en place un monde ingouvernable à moyen terme.
    La cargaison mondialisée étant mal arrimée, la navigation sera obligatoirement difficile.
    Dans les années 70 je craignais de voir arriver chez nous la violence que j’avais pu observer aux USA.
    A chaque retour en Europe j’avais l’impression de revivre. Comment une propagande invraisemblable a-t-elle réussi à faire prendre les vessies US pour des lanternes? Pour moi c’est totalement incompréhensible.

    Je suis né dans une famille dans laquelle pendant la période horrible de 1940 à 45 on a pu protéger ceux qui étaient poursuivi par la haine raciale, parmi ceux-ci, il y avait également des Roms.
    Aujourd’hui, inutile de parler du sort des habitants des villages roms et de leurs voisins Goranis au Kosovo incendiés et rayés de la carte par notre faute. S’ils nous gênent va-t-on les rendre à leur pays qui est maintenant une grande démocratie?

    Ceux qui parlent de Munich dans certains contextes actuels feraient mieux de revoir le passé de leur propre famille !

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