Le prix du baril aura fortement progressé jeudi à la Bourse de Londres, le baril de Brent de la mer du Nord étant fortement impacté par le contexte actuel régnant au Nigéria.
Les marchés auront grandement réagi à la menace proférée jeudi par les syndicats du secteur pétrolier de cet important pays producteur d’arrêter la production de brut dès la fin de la semaine. Mesure qui serait prise – le cas échéant – en signe de soutien à la grève générale contre la hausse des prix des carburants qui paralyse d’ores et déjà le Nigéria.
Les cours s’envolaient toujours jeudi, en fin d’échanges européens, dopés par la situation au Nigeria et les tensions politiques concernant l’Iran.
Durant la journée, ils avaient atteint à Londres leur plus haut niveau depuis plus de deux mois.
Ainsi en fin d’après-midi, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février s’échangeait à 113,48 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, progressant de 1,24 dollar par rapport à la clôture de mercredi.
Vers 14H30 GMT, le cours s’était même envolé pour atteindre jusqu’à 115,12 dollars, atteignant ainsi son plus haut niveau depuis le 9 novembre, avant de limiter ses gains par la suite.
Parallèlement, sur le New York Mercantile Exchange, le baril de light sweet crude (WTI) pour la même échéance progressait quant à lui de 88 cents à 101,75 dollars.
Si les prix avaient pu afficher une tendance baissière la veille, la crise sévissant en zone euro et un rebond inattendu des stocks de brut américain plombant largement le niveau des cours, ces derniers ont pu regagner du terrain jeudi, portés par d’éventuels risques de pénurie au niveau mondial.
Les investisseurs en particulier très inquiets d’un possible arrêt de production au Nigeria, alors que des syndicats brandissent la menace d’une interruption des champs pétroliers de cet important pays membre de l’Opep.
Néanmoins, la rencontre prévue avec le président Goodluck Jonathan a permis quelque peu de tempérer les craintes.
Rappelons à toutes fins utiles que le Nigeria produit actuellement de l’ordre 2,10 millions de barils par jour (mbj), ce qui correspond à environ 2,4% de la consommation mondiale.
Un certain fléchissement du dollar aura également permis aux prix de l’or noir de reprendre de la vigueur sur les marchés, un tel contexte rendant plus attractifs les achats de pétrole pour les détenteurs d’autres devises.
Sources : AFP, Reuters