Norvège : nouveau gisement de pétrole en mer du Nord

Northseaoil Décidément, 2009 s’annonce sous les meilleurs auspices pour la Norvège !

Alors que ce pays riche en hydrocarbures pourrait acquérir une place de tout premier rang sur l’échiquier gazier, la Direction norvégienne du pétrole a annoncé vendredi que le groupe pétrolier norvégien StatoilHydro avait découvert un nouveau gisement de pétrole en mer du Nord.

Le site serait susceptible de contenir entre 3,1 et 15,7 millions de barils, si l’on en croit la Direction norvégienne du pétrole. Le nouveau gisement est situé sur le prospect Curran, à 7 km au sud de celui, déjà en exploitation, de Tune, ce qui devrait permettre de réduire les coûts de développement.

Selon Tom Dreyer, un haut responsable de StatoilHydro, si certes, le gisement n’est pas vraiment viable commercialement au prix actuel du pétrole, la situation pourrait évoluer. Les Norvégiens prévoiraient-ils une nouvelle hausse du cours de brut ou une diminution de leurs coûts ? That’s the question …

Les partenaires propriétaires de la licence de production doivent désormais réfléchir sur les modalités juridiques et financières de la mise en exploitation du gisement. Outre StatoilHydro qui en détient 50%, le projet regroupe le norvégien Petoro (40%) et le français Total (10%).

Pour rappel, la Norvège est le cinquième exportateur mondial de pétrole, le troisième exportateur de gaz naturel au niveau mondial, le deuxième au niveau de l’Europe.

A la mi-décembre, Oslo avait informé que le gouvernement norvégien allait proposer 34 nouvelles licences de production d’hydrocabures appelées à être réparties entre 40 groupes pétroliers norvégiens et internationaux. Plus de la moitié des licences (21) sont situées dans les eaux norvégiennes, déjà largement explorées, de la mer du Nord, 11 en mer de Norvège et les deux dernières en mer de Barents.

En juin dernier, le commissaire européen chargé de l’Energie, Andris Piebalgs, cité par les médias belges avait pour sa part déclaré que d’ici 2020, la Norvège pourrait devenir le premier fournisseur de gaz naturel des pays membres de l’UE et occuper ainsi la place actuellement détenue par la Russie Une information qui n’avait certes pas fait la une de la presse en France, mais qui avait alors inquiété toutefois la Russie, laquelle voyait ainsi sa

(2 commentaires)

  1. De 3,1 à 15,7 millions de barils… soit grosso modo entre 1 et 5 heures de consommation mondiale. Ouf ! Nous voilà sauvés !

  2. Mais 3 ou 15 millions de barils, c’est vraiment un tout petit gisement cela représente entre 1 et 5 heures de consommation mondiale de la planète. Cela ne va vraiment pas changer grand chose, même rapporté au seul niveau de production de la Norvège. Etes vous sûrs de ces chiffres

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