SNPE : le PDG Jacques Zyss remercié par le gouvernement

Azf0901snpe_origin_big Le gouvernement a mis fin mercredi aux fonctions de l’actuel PDG de l’ex-Société nationale des poudres et explosifs (SNPE) a annoncé le communiqué du Conseil des ministres.

Cette mesure serait l’une des premières étapes de la privatisation de l’entreprise nous dit-on.

« Il est mis fin aux fonctions du président du Conseil d’administration de la SNPE exercées par Jacques Zyss« , indique le compte-rendu du Conseil.

Pour rappel, le projet de loi de programmation militaire 2009-2014 adopté le 29 octobre dernier par le gouvernement a inscrit la SNPE, dans une liste des entreprises pouvant être privatisées. Selon le ministre de la Défense Hervé Morin, l’objectif serait de permettre « la réorganisation et la restructuration de cette entreprise absolument stratégique ».

La loi vise ainsi à « permettre le transfert au secteur privé de la société SNPE, de ses actifs et de sa filiale SNPE Matériaux Energétiques (SME) ». Rappelons que l’Etat est actionnaire de cette société, créée en 1971, à hauteur de 99,972%.

« Je n’ai pas dit qu’on privatisait la SNPE, j’ai dit qu’on mettait en place les éléments permettant d’organiser la restructuration de la SNPE« , avait toutefois précisé fin octobre le ministre de la Défense Hervé Morin lors d’une conférence de presse, se félicitant de cette évolution, rappelant par ailleurs que le dossier est évoqué depuis 15 ans. « Nous avons engagé des discussions avec un certain nombre d’industriels français qui permettront de préserver l’outil industriel, les compétences et les savoir-faire dont nous avons besoin », avait-t-il ajouté.

Le projet de loi rend aussi possible « la mise en place d’une action spécifique au capital de la SNPE » ou des filiales concernées, « en cas de nécessité pour la protection des intérêts nationaux« .

Discours fort intéressant quand on sait que le 1er septembre 2001, soit trois semaines AVANT la catastrophe du pôle chimique de Toulouse dite catastrophe AZF, le site voisin de l’usine Grande-Paroisse

(6 commentaires)

  1. « C’est une mauvaise nouvelle. Cela signifie que l’Etat va aller vite pour privatiser la SNPE », s’alarme François Ossorio, du syndicat Sud à la SNPE de Saint Médard en Jalles, en Gironde, le plus important site en France, avec 800 salariés.
    En effet, l’actuel PDG pouvait être un obstacle. S’il n’était pas défavorable à une privatisation, Jacques Zyss ne souhaitait pas que les activités de propulsion de la SNPE, SNPE Matériaux Energétiques (SME), soient placées sous la houlette du motoriste Snecma Propulsion Solide (SPS), filiale du groupe français de haute technologie Safran.
    Safran, dont le président du groupe de surveillance n’est autre, que l’ancien ministre de l’économie, Francis Mer. Le « verrou » législatif est déjà levé. Le projet de loi de programmation militaire 2009-2014 adopté le 29 octobre dernier par le gouvernement inscrit la SNPE, dont l’Etat est actionnaire à 99,97%, dans une liste des entreprises pouvant être privatisées.
    Selon le ministre de la Défense Hervé Morin, il s’agit de permettre « la réorganisation et la restructuration de cette entreprise absolument stratégique ».
    Safran ne garderait que les secteurs rentables, selon les syndicats
    Pour remplacer Jacques Zyss, Antoine Gendry entré au conseil d’administration le 7 novembre, est pressenti. Son profil inquiète les syndicats. A 58 ans, cet énarque ancien directeur de cabinet du préfet de Seine-et-Marne, passé par la Police nationale et le Trésor, a la réputation d’être un redresseur d’entreprises.
    Il a notamment travaillé aux affaires internationales du groupe textile DMC, chez Scoa, aux Ciments Français, d’abord comme directeur financier puis directeur général adjoint jusqu’en 2001, puis il a occupé la présidence des sociétés Nord Est, Ileos et Continentale d’Entreprises.
    Aujourd’hui, une partie des 3.600 salariés que compte la SNPE s’interrogent sur leur avenir. « Nous craignons que Safran ne conserve pas les secteurs les moins rentables, comme ceux de la branche chimie ou ceux qui travaillent pour l’automobile et ne garde que la branche propulsion de la SNPE, qui génère des profits importants », déclare François Ossorio, du syndicat Sud à la SNPE.

  2. Sur Jean Faure évince le Lundi après la catastrophe survenue le vendredi …
    Déjà directeur général délégué de la Société Nationale des Poudres et Explosifs, Jean Faure en a été nommé administrateur. Il en deviendra président cette semaine.
    SNPE: un candidat interne choisi pour la présidence
    Les Echos n° 17247 du 07 Octobre 1996

  3. March 24, 2003
    Volume 81, Number 12
    CENEAR 81 12 p. 7
    ISSN 0009-2347
    IRAQ CONFLICT
    SNPE Refutes Charge Of Illegal Sales To Iraq
    RICK MULLIN
    The French state-owned chemical and explosives firm SNPE is denying a recent report that it is involved in the illegal sale of 99% unsymmetric dimethylhydrazine (UDMH), a missile fuel, and ammonium perchlorate, an oxidizer for solid propellant missiles, to Iraq.
    The denial comes in response to accusations in an editorial by syndicated columnist William Safire in the March 13 New York Times. Safire did not reveal the source of his information, writing that he has been ?poking around for only about a week, starting with data originating from an Arab source.?
    Bernard Roussel, SNPE?s vice president of communications, provided C&EN with details to support the firm?s claim. Roussel says SNPE formerly manufactured UDMH for the European civilian rocket, Ariane 4, and as a raw material for daminozide, an agricultural chemical. However, production was halted two years ago when the Ariane 4 program was terminated. The Ariane 5 uses no UDMH, he says.
    Ammonium perchlorate is manufactured at SNPE?s Toulouse facility. That plant was shut down in September 2001 after an explosion at the neighboring Grande Paroisse fertilizer facility and resumed operations only recently. Roussel says inventories of ammonium perchlorate are ?so low that we cannot fulfill the French needs, and we buy this material from the U.S. to complement our production.?
    Roussel adds that all sales of these materials are regulated and approved by the French government, safeguards that he claims preclude the chance of sales to Iraq through a third party.

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