Voilà qui ne va pas « arranger les choses » …
Selon les déclarations faites par la Réserve Fédérale américaine (FED), la croissance économique des Etats-Unis a ralenti en octobre et durant la première moitié de novembre.
Un surplus de maisons à vendre a en effet fait perdurer la baisse des prix immobiliers tandis que le durcissement des conditions de crédit a dissuadé nombre d’acquéreurs potentiels.
« La demande pour l’immobilier résidentiel est restée relativement déprimée, avec seulement quelques rares signes passagers et épars de stabilisation dans le mouvement persistant de ralentissement », a estimé la banque centrale américaine dans son rapport mensuel sur l’économie, baptisé « Livre beige ». « Les contacts n’anticipent pas de manière générale une reprise significative de la construction de logements avant le courant de l’an prochain, au plus tôt », a ajouté la Fed.
Les commandes de biens durables aux Etats-Unis ont baissé de 0,4% en septembre, renforçant le tableau d’une croissance en perte de vitesse. De plus, les ventes de logements anciens ont diminué de 1,2% en octobre, énième signe de la persistance de la crise immobilière.
La publication du Livre Beige a clairement mis un terme au bref regain de vigueur du billet vert, en alimentant les anticipations d’une nouvelle baisse des taux d’intérêt américain en décembre.
L’euro s’est ainsi stabilisé face au dollar mercredi en fin d’échanges américains.Vers 22H00 GMT (23H00 à Paris), un euro permettait d’acheter 1,4836 dollar, contre 1,4825 dollar mardi vers 22H00 GMT. La monnaie unique européenne était pourtant descendue en séance jusqu’à 1,4710 dollar, s’éloignant nettement du seuil symbolique de 1,50 dollar qui avait semblé à portée vendredi, quand elle avait atteint un record historique à 1,4967 dollar vendredi dernier.
Pour prévenir les risques de ralentissement économique liés à la crise financière, la Fed a déjà procédé à deux baisses successives de son principal taux d’intérêt directeur depuis septembre, le ramenant à 4,50%. Un nouvel assouplissement monétaire, lors de la réunion de politique monétaire du 11 décembre, pourrait peser encore davantage sur le billet vert en rendant son rendement moins avantageux par rapport aux autres devises principales.
Allant également dans le sens d’une nouvelle baisse des taux, le vice-président de la Réserve fédérale Donald Kohn a assuré mercredi que « la banque centrale américaine ne prendrait pas l’économie en otage pour punir les spéculateurs ».
Sources : AFP, Reuters
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