Fukushima : conférence internationale sur la sûreté nucléaire

Décidément la catastrophe de Fukushima au Japon aura fortement impacté l’industrie nucléaire. L’enjeu sur gouvernements, populations mais également géants du nucléaire tels que le français Areva, l’américain General Electric, l’américano-japonais Westinghouse (groupe Toshiba),  le sud-coréen Kepco, le japonais Tepco  est de taille …
C’est dans un tel contexte que le gouvernement nippon et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) organisent du 15 au 17 décembre prochains une conférence ministérielle internationale sur la sûreté nucléaire à la préfecture de Fukushima (Japon), selon les informations émises samedi par la chaîne de télévision NHK.

Pendant ces trois jours, ministres et experts de plus d’une trentaine de pays discuteront des problèmes liés à la sûreté nucléaire et se concentreront sur les leçons tirées de la catastrophe de Fukushima, la plus grande catastrophe nucléaire après celle de Tchernobyl.
Objectifs affichés : renforcer la sécurité des populations et accroître la riposte aux accidents nucléaires et situations d’urgence.

A la mi-octobre, à l’occasion de la présentation de sa stratégie fondamentale de réforme de son dispositif nucléaire, le japonais Tepco a reconnu avoir minimisé le risque de tsunami, craignant qu’un tel « affichage » conduise à la fermeture de la centrale pour des raisons de sécurité.
Voire même « que la mise en œuvre de mesures supplémentaires afin de prévenir un accident sévère puisse répandre une inquiétude chez la population locale au sujet des conditions de sûreté des centrales actuelles« .

Le document précise notamment que l’opérateur de la centrale nucléaire de Fukushima n’avait pas pris les mesures nécessaires afin de pouvoir faire face à une telle catastrophe.

Le rapport indique par ailleurs que des mesures supplémentaires auraient pu être prises au regard des évaluations du risque de tsunami dont disposait Tepco . « Il était possible d’agir, conformément au principe de la défense en profondeur », indique en effet le rapport.

Ce dernier estimant également qu’il « était possible de diversifier les systèmes de sûreté en réalisant un suivi régulier des mesures prises dans d’autres pays ».

Ainsi, il est désormais avéré que Tepco n’a pas pris en compte le retour d’expérience de la perte de source électrique externe survenue à la centrale nucléaire du Blayais (Gironde), suite à l’inondation causée par la tempête de décembre 1999.

« Plutôt que de faire des entraînements formels, une organisation avec une capacité pratique de gestion des accidents disposant de matériels et d’équipements aurait dû être établie et expérimentée », admet par ailleurs Tepco.

Une position qui indique un revirement dans la stratégie de communication de Tepco, lequel affirmait jusqu’à présent avoir pris toutes les dispositions de sûreté envisageables. Estimant la catastrophe imprévisible compte-tenu du caractère exceptionnel du séisme et du tsunami du 11 mars 2011.

Un revirement qui correspond à l’arrivée de Dale Klein, l’ancien président de la Commission de régulation nucléaire américaine … nommé depuis peu conseiller spécial. Soit, en quelque sorte depuis la main-mise US sur le dossier …

« Nous avons eu de des discussions ouvertes et franches dans notre comité et avec les dirigeants de Tepco », a ainsi indiqué Dale Klein, ajoutant que les découvertes du comité « constituent un appel fort au réveil de Tepco ».
« Parmi les entreprises et les individus, lorsqu’un problème apparaît, il y a une tendance au déni de telle sorte à ce qu’on cherche à se justifier pour dissimuler ou sauver la face », a par ailleurs indiqué l’expert américain.

Rappelons  tout de même  au passage  que la  coentreprise nucléaire entre General Electric et le japonais Hitachi est l’un des principaux constructeurs nucléaires mondiaux et que  General Electric  a  fabriqué trois des réacteurs de Fukushima, dont deux ont été accidentés.  Pas trop de quoi « pavoiser » donc pour  les  américains …

Sources : Ria Novosti, AFP, Reuters

Elisabeth STUDER – www.leblogfinance.com – 24 novembre 2012

 

(19 commentaires)

  1. Séisme de magnitude 5,6 au large de Fukushima au Japon

    Un petit séisme s’est produit lundi en milieu d’après-midi au large de Fukushima, sans entraîner de risque de tsunami, a annoncé l’agence japonaise de météorologie. L’opérateur de la centrale Fukushima Daiichi n’a observé aucun impact dans l’immédiat.

    D’une magnitude de 5,6, la secousse, la secousse s’est produite à 16h04 locale (09h04 en Suisse) en mer, avec un hypocentre situé à quelque 28 km de profondeur, a précisé l’Institut américain de géologie (USGS). Elle a été ressentie jusqu’à Tokyo.

    La compagnie d’électricité Tokyo Electric Power (Tepco), opérateur de la centrale Fukushima Daiichi, n’a observé aucun impact dans l’immédiat. Son porte-parole a ajouté que des « vérifications » étaient en cours. Ces installations nucléaires ont été ravagées en mars 2011 par un tsunami provoqué par un puissant tremblement de terre au large.

    Secousses en série
    Situé à la jonction de quatre plaques, tectoniques, le Japon subit chaque année plus de 20% des secousses les plus fortes enregistrées dans le monde. Il a connu en avril une série de puissants tremblements de terre dans la région de Kumamoto, avec une cinquantaine de morts.

    Plusieurs secousses ont été nettement ressenties dans la capitale ces dernières semaines. Les épicentres se situaient dans les régions limitrophes.

    (ats / 15.08.2016 10h29)

  2.  » Fukushima, la plus grande catastrophe nucléaire après celle de Tchernobyl. » ??
    Comment est mesurée cette catastrophe, moins grande que Tchernobyl ? Noyau en fusion ? Dégagement radio actif total ou uniquement radioactivité répandue sur le sol ? etc..
    En fait la radioactivité répandue dans le milieu marin compte-t-elle pour des nèfles ?

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