Selon les chiffres publiés mercredi par le syndicat Casinos de France, les 197 casinos français ont enregistré au cours de la saison 2006-2007 des revenus en hausse de 2,8 % à 2,8 milliards d’euros, dus notamment au développement des jeux de poker.
A noter que l’annonce intervient alors que dix-huit mois d’emprisonnement avec sursis ont été requis lundi devant le tribunal correctionnel de Paris contre l’ancien ministre de l’Intérieur Charles Pasqua. Il aurait ainsi bénéficié de 7,5 millions de francs (1,143 million d’euros) pour sa campagne de 1999, issus de la vente du casino d’Annemasse (Haute-Savoie) dont il avait autorisé, en tant que ministre, l’exploitation en 1994.
Le produit brut des jeux (PBJ, différence entre les mises et les gains) – équivalent du chiffre d’affaires pour les casinos – a progressé de 2,8 % en 2006-2007 (2,1 % en 2005-2006 et 1,3 % en 2004-2005).
Selon le syndicat professionnel, l’exercice 2006-2007 a été marqué par un décret du ministère de l’Intérieur du 13 décembre 2006 qui a mis en place trois nouveautés : vérification généralisée de l’identité aux entrées des salles de jeux provoquant une baisse de fréquentation des casinos; accès facilité aux jeux de table par la suppression d’un droit de timbre; introduction de nouveaux jeux de table de poker (Texas Hold’em poker) et de « machines à sous plus attractives ».
Selon le syndicat Casinos de France, ces trois facteurs ont « entraîné des résultats contrastés ». Ainsi, près d’une centaine de casinos ont connu une baisse de leur activité, alors qu’une trentaine de casinos seulement, dont une dizaine de création récente, ont connu une « progression sensible d’activité ».
Pour le syndicat professionnel, ces observations « ne font que confirmer la tendance des années précédentes: hors la création de nouveaux casinos (20 depuis 2003), le marché a globalement régressé ces cinq dernières années« .
Selon le site casinoweb, le casino d’Enghien (groupe Barrière) est le casino le plus fréquenté de France. Mais le Pasino d’Aix (avec un P comme Partouche), est place en seconde position parmi les meilleurs casinos de France. Son produit brut des jeux (PBJ) était de 67,9 millions d’euros en 2006 et, pour cette année 2007, il est évalué à 69 millions d’euros. Manne manne financière gigantesque, l’établissement a rapporté à la ville pas moins de 9 millions d’euros pour l’année 2007. Il est également le premier casino du Groupe Partouche parmi les 50 casinos du groupe. Mais il se situe loin derrière le casino d’Enghien qui culmine avec un PBJ de 135 millions d’euros en 2006 soit presque deux fois plus que son dauphin d’Aix.
Casinos de France relève toutefois que la profession constate que le produit des jeux de table, en baisse constante depuis de nombreuses années, semble amorcer une légère reprise (183 millions d’euros contre 171 millions), « liée à la suppression du droit d’entrée spécifique aux jeux de table et au développement des nouveaux jeux de poker ».
Pourtant, les jeux de table constituent une activité « toujours, en terme économique, déficitaire du fait d’une fiscalité trop lourde et inadaptée« . La profession « espère vivement une révision de celle-ci pour favoriser le développement de cette activité créatrice d’emplois« . Les 197 casinos français représentent en effet 18.000 emplois directs. A noter ainsi que le premier casino du groupe Barrière dans la région du Languedoc-Roussillon va ouvrir ses portes en février 2008 après plusieurs années de tracas administratifs. Le casino Leucate va permettre d’embaucher une trentaine de personnes à temps plein.
Enfin, le syndicat professionnel souligne que l’application du décret interdisant de fumer dans tous les établissements à partir du 1er janvier 2008 « va entraîner une nouvelle baisse de fréquentation de 10 à 15 %, au moins pendant les premiers mois, rendant plus difficile la situation des casinos les plus modestes ou les plus endettés ».
Cette nouvelle loi est très mal acceptée par les professionnelles du secteur du jeu, alors que le contrôle d’identité aux portes des casinos a entraîné une diminution de 8% de la fréquentation. Les joueurs français de la Côte d’Azur préfèrent se rendre dans les casinos de Monaco pour s’adonner à leurs passions et jouer aux machines à sous ou aux jeux de table en toute discrétion. Les casinos monégasques ne sont pas concernés par les lois françaises et un bon nombre de joueurs francais de la région préféreront faire quelques kilomètres supplémentaires et allier leur deux plaisirs : fumer en jouant au casino.
Sources : AFP, casinoweb.org
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cool la soirée casino
Jean Paternin
[…] m
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Graet post, confused in deciding is casino legal in france or not ?
Nature politique non fumeur les casinos en France.
4,7 milliards d’euros, aucun doute la france est un lieu glamour pour jouer.
@racheal I think casino is legal
Je ne suis pas étonné !!! le gens jouent beaucoup plus en période de crise ! Ils jouent désormais sur des casinos en ligne car il est plus facile de gagner… Jouer sur un casino en ligne légal est devenu plus que courant en France.
Je ne suis pas étonné !!! le gens jouent beaucoup plus en période de crise ! Ils jouent désormais sur des casinos en ligne car il est plus facile de gagner… Jouer sur un casino en ligne légal est devenu plus que courant en France.
Sans surprise donc, la crise économique y est très clairement pour quelque chose !
Ce n’est pas vraiment étonnant. Je pense que la crise a des effets sur la mentalité des gens. Ils cherchent à faire de l’argent facile grâce aux jeux, le chômage et l’insuffisance des revenus étant deux grand problèmes.