Le prix de l’essence moins cher qu’en 1974 pour un salarié payé au Smic

Smicessencepetrole_oil Voilà qui pourrait faire débat ou du moins surprendre quelque peu : les carburants sont actuellement « plus abordables » pour un salarié payé au Smic qu’au moment des chocs pétroliers de 1973 et 1979, a indiqué l’Institut français du pétrole (IFP) mardi.

Sous-entendu : arrêtons de pousser les hauts cris, et raisonnons – enfin ! – en valeur relative, en tenant compte plus particulièrement du pouvoir d’achat, voire même de la parité euro/dollar qui a quelque peu changé la donne, alors que les prix du cours du brut restent à l’heure actuelle établis en dollar.

Face aux « risques » d’intox concernant les facteurs susceptibles d’influencer la – toute relative – flambée actuelle du cours du pétrole, l’IFP ne peut que défendre sa chapelle.

« Avec une heure de Smic, on peut acheter 4,5 litres d’essence en mai 2008, contre 3 litres en 1974 », selon des chiffres de l’IFP rendus publics mardi.

En 1983 et en 1985, l’heure de Smic valait 3,8 litres, en 1995, elle valait 5,2 litres, précise ainsi l’institut.

Mais la tendance s’est inversée à partir de 2001, année pendant laquelle on pouvait acheter 5,1 litres avec un Smic. En mai 2008, on ne pouvait acheter que 4,5 litres avec un Smic.

(4 commentaires)

  1. Sauf qu’en 1974, il y avait très peu de gens qui touchaient le SMIC. Aujourd’hui 16% des salariés (et 34,5% des salariés à partiel) touchent le SMIC contre combien en 1973 quand le chomage était bien plus faible et qu’il était facile de changer d’emploi pour avoir une augmentation ?
    Le SMIC était en 1973 beaucoup plus bas qu’aujourd’hui mais c’était vraiment un minimum. Même si il a augmenté plus vite que l’inflation (mais moins vite que le PIB), le nombre de personnes le touchant a explosé. Il vaudrait mieux comparer les salaires réels et l’évolution de tous les prix si on veut parler de pouvoir d’achat.
    Début 1974, le taux horaire brut était à 5.60 francs soit 1 euro contre 8.44 euros en 2007.
    En 1973 (juste avant que l’OPEP quadruple ses prix), combien pouvait-on se payer de litres d’essence avec une heure de SMIC?

  2. @ el gringo
    Que le nombre de salariés payés au smic augmente ne signifie pas qu’on baisse le pouvoir d’achat.
    La proportion de salariés rémunérés sur la base du SMIC s’est toujours situé aux alentours de 10% et a explosé en 1997 avec l’arrivée de Lionel Jospin au gouvernement passant d’un seul coup de 10.7% en 1996 à 14.1% en 1997 sous l’effet de la revalorisation importante du smic qui a ainsi grignoté les salaires situés juste au dessus. Et ceci se poursuit encore aujourd’hui puisque le smic augmente toujours plus vite que le reste des salaires.
    En 1974 le smic à 5.60 francs ça fait pas 1 euros mais 0.85 euros (1 euros = 6.56 frs)
    Et aussi en 1973 les voitures consommaient 3 fois plus qu’aujourd’hui donc en 73 avec une heure de smic on faisait 25 km et en mai 2008 on fait 100 km

  3. A sa création, moins de 4 % des salariés des établissements de dix salariés et plus étaient payés au Smic.
    Aujourd’hui, les personnes représentant les 2 premiers déciles sont des personnes très proches SMIC voire souvent moins pour les personnes travaillant à temps partiel dont le nombre a explosé. Le SMIC qui était un minima social en terme de pouvoir d’achat est devenu la norme pour 17% des salariés contre 8% en 1993.
    Le repérage des salariés au Smic dans les établissements de moins de dix salariés n’est possible que
    depuis 1987. En prenant en compte l’ensemble des établissements, la proportion de salariés au Smic (ou proche du SMIC c’est à dire < 1.02 SMIC)
    est de 11 % en 1995 (comme en 1997) contre 17% aujourd’hui. En comparaison, la proportion de personnes gagnant le SMIC était de 6% en 1974 et de 4% en 1980.
    http://www.cerc.gouv.fr/rapports/cserc6.pdf
    Les mesures de baisses de charges sociales employeurs (28% sur les charges employeurs) ont souvent bloqué toute possibilité de hausses de salaires dans les entreprises. De plus, la hausse du taux horaire brut du SMIC a souvent été accompagnée de hausses des cotisations sociales salariales (de 11% en 1991 à presque 20 % en 1996 en particulier grâce la CSG et le CRDS) et de baisses des cotisations sociales employeurs ce qui revient souvent à dire qu’on reprend d’une main ce que l’on donne avec l’autre.
    http://www.securite-sociale.fr/comprendre/dossiers/comptes/2006/ccss200609_fic_6-3.pdf
    Concernant votre dernière remarque, dans les années 1970, les voitures ne consommaient guère plus qu’aujourd’hui mais elles étaient souvent moins puissantes.
    Par exemple, une Renault 12 ou une SIMCA 1100 sorties à la fin des années 60 consommaient est d

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