Alors que le partenariat entre Chypre et Israël concernant de gigantesque réserves gazières est vu d’un très mauvais oeil par Turquie, Egypte et Liban, l’agence de notation Moody’s ne semble pas rater une occasion de rajouter du piquant au dossier.
Moody’s a ainsi abaissé vendredi de deux crans la note de la dette souveraine de Chypre, la faisant chuter de Baa1 à Baa3, sans exclure de l’abaisser de nouveau.
Raisons invoquées par l’agence de notation pour ce faire : l’exposition du système bancaire chypriote à la dette grecque. Rappelons que plus de 40% des prêts des trois plus grandes banques du pays ont été consentis à des emprunteurs grecs.
Dans un tel contexte, Moody’s estime comme fort probable que le système bancaire de Chypre ait besoin du soutien de l’Etat pour faire face à cette difficulté. Ce qui aurait le cas échéant un impact négatif significatif sur sa dette. De telles mesures entraîneraient un coût de recapitalisation des banques d’un montant minimum d’un milliard d’euros, augmentant de ce fait de 5 à 10 points le ratio dette/PIB du pays.
En février dernier, pourtant, Chypre estimait encore que le système bancaire de Chypre demeurait solide, saluant même « le succès des récentes augmentations de capital des deux plus grandes banques (Bank of Cyprus et Marfin Popular) ».
Moody’s rappelle également désormais que le gouvernement chypriote n’a plus accès aux marchés financiers internationaux et pourrait devoir faire appel à des fonds d’urgence.
L’agence pointe également du doigt les difficultés rencontrées par Chypre pour mettre en oeuvre les modifications budgétaires et structurelles nécessaires pour éviter une hausse de sa propre dette.
A la mi-octobre, le ministre chypriote des Finances Kikis Kazamias indiquait pour sa part que la dette publique devrait s’élever à 66,6% du PIB en 2012 et rester la même en 2013.
Ajoutant que la croissance de l‘économie chypriote devrait être marginale en 2012, après avoir été nulle en 2011. En février dernier, Moody’s avait d’ores et déjà a abaissé de deux crans la note de Chypre. Raisons alors invoquées : la dégradation « structurelle » des finances publiques, l’exposition du secteur bancaire à la Grèce et le manque de compétitivité de l’économie.
Cette décision confirmait alors les craintes nées en janvier dernier quand Moody’s avait placé le pays sous surveillance.
Pourtant l’avenir pourrait se montrer des plus radieux pour le pays, alors qu’en décembre 2010 un accord a été signé entre Israël et Chypre en vue de faciliter et de poursuivre les recherches off-shore d’hydrocarbures – de part et d’autre – dans la partie orientale de la Méditerranée … de gigantesques réserves de gaz ayant récemment été découvertes dans la zone.
Pour étayer ses propos, Moody’s prenait en compte dès février la dégradation des finances publiques du pays depuis le déclenchement de la crise. Estimant que cette évolution tient « largement » à des facteurs structurels, salaires et transferts sociaux représentant les deux tiers des dépenses de l’Etat.
Par la suite, en juillet dernier, Moody’s avait déjà abaissé la note de Chypre de deux crans, invoquant des craintes sur la situation budgétaire du pays.
Sources : AFP, Reuters
La partie turque de Chypre doit se f
Chypre
Il faudrait quand m
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