Grèce : le réseau électrique sera détenu par la Chine à hauteur de 24 %

La crise qui sévit en Grèce depuis de nombreux mois maintenant n’aura pas eu que des inconvénients. Loin s’en faut. A l’instar des banques US et de Goldman Sachs notamment, la Chine fait partie du clan des gagnants … les Grecs étant les grands perdants.

Lundi, la société grecque DEI ( Dimósia Epichírisi Ilektrismoú) – dénommée en anglais Public Power Corporation(PPC) – fournisseur historique et principal d’électricité en Grèce et contrôlée par l’État, a annoncé avoir décidé de vendre une participation minoritaire des parts qu’elle détient dans l’opérateur grec de réseau électrique, ADMIE, au chinois State Grid. L’opération valorise désormais l’opérateur grec à 1,7 milliard d’euros, selon DEI.

Il s’agit de la dernière avancée des relations de plus en plus rapprochées entre les deux pays, lesquelles se concentrent sur les projets d’infrastructure grecs après que le Premier ministre grec Alexis Tsipras se soit rendu en Chine en juillet dernier.

« Malgré la concurrence réduite, puisque la loi limite sévèrement les entreprises qui peuvent participer (à la vente) et le délai serré, le prix qui a émergé est en ligne avec des ventes similaires des entreprises de transport d’électricité en Europe », a déclaré à cette occasion, le Président de DEI, Manolis Panagiotakis.

Rappelons que la semaine dernière, State Grid, entreprise d’État chinoise avait été retenue comme favorite pour le rachat de 24% des parts de l’opérateur grec de réseau électrique, ADMIE, avec une offre de 320 millions d’euros.

La compagnie grecque publique d’électricité DEI avait ajouté dans un communiqué que le conseil d’administration de la DEI devait se réunir le 31 octobre pour désigner officiellement le repreneur retenu au final. Le quotidien libéral Kathimerini grec indiquait d’ores et déjà à cette date que l’offre chinoise était jugée satisfaisante par le gouvernement grec.

Le chinois State Grid était en concurrence avec l’italien Terna dont l’offre n’a pas été détaillée par DEI. Le gestionnaire français de réseau, RTE, avait aussi manifesté son intérêt mais sans finalement déposer d’offre.

Précisons que cette cession avait été exigée par les créanciers de la Grèce – certes surendettée – à savoir l’Union européenne et le FMI. Le gouvernement grec, de gauche radicale, a néanmoins souhaité en limiter l’ampleur. En vertu des accords de sauvetage conclus entre Athènes et ses créanciers, DEI doit vendre sa participation de 100% dans ADMIE, ou le transférer intégralement à l’état, d’ici 2017.

Le journal grec Imerisia ainsi que le Wall Street Journal  précisent que l’accord sera soumis à l’approbation finale lors de l’assemblée générale extraordinaire de DEI, prévue pour le jeudi 24 novembre.

L’accélération des privatisations est une des conditions posées par l’UE et le FMI à la Grèce pour maintenir le pays sous perfusion financière.  Ces opérations sont censées rapporter à terme 50 milliards d’euros et permettre d’éponger en partie la dette publique grecque.

State Grid n’est pas le seul groupe chinois a bénéficié de la situation. Avant lui, le géant chinois du transport maritime Cosco a racheté cet été 67% de la société du Pirée (OLP), l’autorité gérant le plus grand port de Grèce, pour un montant de 368,5 millions d’euros.

En septembre dernier, DEI a également signé un accord avec la China Machinery Engineering Corporation (CMEC) en vue de construire une centrale électrique d’un milliard d’euros en Grèce.

Sources : AFP, WSJ, Imerisia

Elisabeth Studer – 03 novembre 2016 – www.leblogfinance.com

(43 commentaires)

  1. Interview-RTE participerait à une consolidation en Europe, étudie ADMIE

    17/10/2016 | 18:16
    par Benjamin Mallet, Geert De Clercq et Bate Felix

    RTE, filiale à 100% d’EDF , ne pourrait pas rester simple spectateur d’une consolidation des opérateurs de réseaux de transport d’électricité en Europe, a déclaré à Reuters François Brottes, président du gestionnaire des lignes à haute tension françaises.

    La réglementation européenne empêche la société – classée parmi les « ITO » (gestionnaires de réseaux indépendants) car EDF en reste l’actionnaire majoritaire – de détenir des participations dans les opérateurs séparés d’un point de vue patrimonial des producteurs d’électricité, aujourd’hui largement majoritaires en Europe.

    RTE n’exclut pas toutefois une évolution des règles du jeu, bien qu’il ne se prononce pas sur l’opportunité d’une telle mesure à l’heure où EDF négocie la cession de 49,9% de son capital à la Caisse des dépôts (CDC) et à CNP Assurances .

    « Les règles qui régissent les opérateurs de transport en Europe peuvent encore bouger à l’issue du ‘paquet hiver' », a estimé François Brottes, son président du directoire, lors d’un entretien accordé à Reuters.

    « S’il y a de la concentration en Europe, RTE ne pourra pas être que spectateur », a-t-il ajouté.

    RTE s’intéresse d’ores et déjà à une participation de 24% au capital du grec ADMIE – un ITO lui aussi, comme d’autres opérateurs en Europe de l’Est – mise en vente par l’électricien PPC et pour laquelle l’opérateur français doit encore décider de déposer ou non une offre.

    « Ce dossier est très compliqué », a toutefois souligné François Brottes. « Nous nous devons d’étudier les opportunités qui s’offrent à nous et pour lesquelles nous sommes sollicités. »

    RTE, qui exploite le premier réseau de transport d’électricité en Europe avec près de 105.000 km de lignes, est en concurrence avec le chinois State Grid et l’italien Terna dans le dossier ADMIE, pour lequel la date limite de remise des offres a été reportée au 21 octobre.

    DOUBLER LE RÉSEAU ÉLECTRIQUE D’UN RÉSEAU NUMÉRIQUE

    François Brottes a en outre estimé que l’entrée programmée de la CDC et de CNP Assurances au tour de table de la société n’entraverait pas le projet d’entreprise de RTE, qu’il préside depuis septembre 2015.

    « Concrètement, l’évolution du capital ne nous empêchera pas de déployer notre projet industriel et notre projet d’entreprise. Compte tenu de l’activité de notre nouvel actionnaire, elle va même renforcer nos liens avec les territoires », a-t-il dit.

    RTE veut en particulier doubler le réseau électrique d’un réseau numérique en y consacrant dans les cinq ans qui viennent environ 10% des 1,4 milliard d’euros qu’il investit aujourd’hui chaque année dans des infrastructures, sans augmenter globalement son budget d’investissements.

    « Le monde électrique bouge autour de nous beaucoup plus qu’il n’a bougé pendant les cinquante dernières années », a expliqué François Brottes, qui souligne le développement des énergies renouvelables ou encore des phénomènes d’effacement, d’optimisation et d’autoproduction.

    « L’idée est donc de doubler le réseau électrique d’un réseau numérique avec des capteurs, des systèmes de stockage et des postes intelligents pour qu’on soit en capacité d’être toujours dans l’anticipation. »

    Le président de RTE a également indiqué que la société revisitait tous ses projets d’infrastructures pour prendre en compte les évolutions des consommations, des productions décentralisées et des interconnexions.

    « Il y a des infrastructures qui étaient indispensables il y a dix ans et qui s’avèrent ne pas l’être aujourd’hui. Au moins deux projets – un de poste et un de ligne – ont été reportés, pour ne pas dire abandonnés. Des dizaines de projets sont concernés par ce passage en revue, même si 90% d’entre eux se feront. »

  2. Liu Zhenya, le P-dg de State Grid Corporation of China, la plus grande société d’électricité au monde avec ses deux millions de salariés, un chiffre d’affaires annuel proche de 300 Mds $ et qui alimente 88 % du marché chinois, a déclaré au printemps 2016, lors d’une conférence internationale, qu’il souhaitait construire un réseau électrique mondial qui d’ici 2050 pourrait connecter l’Asie, l’Afrique, l’Europe et l’Amérique du Nord et du Sud grâce à des lignes UHV (Ultra Haute Tension) de 1000 kV.

    Ce réseau transporterait en priorité de l’énergie solaire produite au niveau de l’équateur et de l’électricité éolienne produite dans l’Arctique. Cela permettrait de réduire fortement les émissions mondiales de CO2. Son coût est estimé à 50 000 Mds $, soit deux fois les PIB annuels cumulés des États-Unis et de la Chine.

  3. Inquiétant …
    Selon une note révélée par la presse locale belge, le service de renseignement belge met en garde les autorités sur les hypothétiques liens qui existent entre la State Grid Corp ainsi que le parti communiste et l’armée. Le précédent australien étant un signe des risques que présente l’opération. « Beaucoup de gens ne comprennent pas que nous vendions partiellement à un investisseur étranger quelque chose d’aussi stratégique que notre réseau de distribution », estime le ministre de l’Énergie de la Flandre, Bart Tommelein.

  4. Réseau électrique: l’Australie bloque une offre chinoise
    Trends Tendances
    21/10/16 à 11:11 – Mise à jour à 11:10
    Source: Belga
    La moitié du réseau d’exploitation électrique de l’État australien le plus peuplé a été vendu pour 16,189 milliards de dollars australiens (11,3 milliards d’euros) à deux fonds australiens après le refus de Canberra, au nom de la sécurité nationale, de le vendre à des groupes chinois et hongkongais.

  5. « enfin !!!! quelqu’un réagit !!! merci Bellacio !!! » ??? Tu rêves ES, ou alors c’est un sous marin, ce Bellacio !! 🙂

    Inutile de pleurer si l’Asie progresse et que nous régressons 🙁 🙁 Il faut comprendre une chose basique, aux frontière de l’Europe le partage de l’Empire turc s’est fait par la création d’états sur des bases religieuses.
    C’est la fin des z’haricots,
    La création d’états pseudo-religieux au Moyen Orient c’est notre fin politique et économique programmée !!
    Un vrai nouveau Moyen Orient c’est la liquidation des Pseudo états religieux !

    Idem pour la réunification allemande, la re-création d’un état Allemand peuplé de plus de 80 millions d’habitants marginalise la France, dans l’ex-couple franco-allemand.
    Et que dire de la Pologne (38 millions d’habitants), réservoir de main d’oeuvre à bas coût pour les entreprises allemandes. Coincée entre l’Allemagne et ses anciens fournisseurs de bataillons SS et autres kapos Lettons, Ukrainiens, Hongrois, etc ..

  6. Donald Trump a fait de la Chine un épouvantail de sa campagne pour la Maison Blanche, l’accusant de « voler » des emplois américains. Mais cela n’a pas empêché l’une de ses sociétés de négocier un lucratif partenariat avec un mastodonte étatique chinois, selon des sources concordantes.
    Dans ses discours, le milliardaire accuse la Chine, « ennemie » de l’Amérique, de manipuler sa devise et promet d’engager une guerre commerciale à son encontre. Mais son groupe Trump Hotel Collection (THC) n’en a pas moins cherché à conclure un accord avec le groupe énergétique State Grid Corporation –le plus gros groupe d’Etat chinois– pour gérer un colossal projet immobilier avec hôtel de luxe dans l’est de Pékin, selon des sources au fait des négociations.

    De quoi donner du grain à moudre à ceux qui mettent en doute la sincérité du discours politique de l’homme d’affaires, même si aucune infraction n’apparaît avoir été commise. Interrogée, son équipe de campagne n’a pas répondu aux questions de l’AFP.

    Les pourparlers engagés en 2014 avec State Grid ont débouché sur un protocole d’accord en vue d’un contrat de 100 à 150 millions de dollars sur 15 ans (90-136 millions d’euros), a indiqué à l’AFP Robby Qiu, ancien directeur des bureaux de Trump en Chine. Les négociations ont été confirmées à l’AFP, sous couvert d’anonymat, par une autre source en ayant une connaissance approfondie.

    THC, qui gère le portefeuille d’immobilier de luxe de l’homme d’affaires, est opérateur d’hôtels « Trump » et de golfs dans nombre de pays, du Panama à l’Azerbaïdjan en passant par l’Indonésie. De son côté, State Grid est la deuxième entreprise mondiale en termes de chiffre d’affaires selon le classement Forbes Global 500, alimentant en électricité 1,1 milliard de Chinois. Elle est directement administrée par le gouvernement central et ses dirigeants –issus des hauts rangs du Parti communiste chinois (PCC)– sont nommés par Pékin.

    Donald Trump et des membres de sa famille se sont montrés « enthousiasmés » à l’idée de décrocher un contrat avec State Grid, selon la source qui a requis l’anonymat.

    Ne pas « supplier » les communistes
    Cet enthousiasme cadre mal avec les violentes attaques antichinoises du candidat républicain –mais également avec ses propos antérieurs aux pourparlers. Dès 2011, Trump qualifiait les dirigeants chinois « d’ennemis » des Etats-Unis: « Que dire d’autre de gens qui détruisent l’avenir de nos enfants, qui gâchent notre mode de vie? », écrivait-il. « Nous ne devons pas supplier les communistes pour quelques menus contrats ».

    Des négociations avec des groupes étroitement liés au gouvernement chinois se sont pourtant poursuivies plusieurs mois après l’entrée en campagne de Donald Trump, selon M. Qiu.

    En juillet 2015, soit un mois après l’annonce de sa candidature, son entité appelée en chinois « Trump Business Group » à Shanghai cherchait à recruter deux employés ayant une expérience « des grands groupes étatiques », selon une offre consultée par l’AFP.

    Le directeur général de THC, Eric Danziger, confiait en octobre 2015 au China Daily qu’il recherchait « activement » des projets à Pékin, Shanghai et Shenzhen (sud). « Ce qui entache encore davantage sa réputation, c’est de travailler avec des émanations de l’Etat chinois après en avoir critiqué si violemment la politique », observe Derek Scissors, expert en relations sino-américaines à l’American Enterprise Institute.

    Le milliardaire cherche à s’implanter dans la deuxième économie mondiale depuis au moins 2006, année où il entama le processus d’enregistrement de sa marque à Hong Kong et en Chine continentale. Depuis, il a présidé et possédé au moins neuf sociétés entretenant des relations avec la Chine, selon des documents financiers transmis à la Commission électorale américaine, dont quatre enregistrées à New York pour un projet d’hôtel à Shenzhen.

    « Notre intérêt reste entier »
    Le premier contrat d’importance décroché par Trump en Chine fut en 2008 un accord avec le promoteur géant Evergrande et le groupe hongkongais Orient Property pour un complexe résidentiel à Canton –l’objectif affiché étant d’étendre ce partenariat à 10 projets chinois. Mais cette collaboration ne portera pas de fruits. En 2012, la famille Trump relance ses efforts et ouvre un bureau au 25e étage d’un gratte-ciel de Shanghai. Une dizaine d’employés y sont recrutés pour trouver des partenaires locaux à THC. M. Trump était alors déjà en relations avec des entreprises étatiques chinoises, dont ICBC, la plus grande banque chinoise dont le siège américain se trouve dans la Trump Tower à New York.

    Avant sa candidature présidentielle, Donald Trump restait toutefois très peu connu en Chine. A quelques exceptions près, dont le président de State Grid à l’époque, Liu Zhenya, ancien membre suppléant du comité central du Parti communiste chinois, « qui lui avait lu plein de livres à son sujet », sourit M. Qiu. Quand des cadres de State Grid voyageaient à New York, ils étaient gratuitement hébergés au Trump International Hotel et invités par THC à de luxueux dîners valant « plusieurs milliers de dollars », selon Robby Qiu.

    Mais les négociations ont été gelées après l’ouverture d’une enquête pour corruption visant State Grid et la Cour des comptes chinoise a dénoncé en juin 2015 le recours illégal à des terrains publics pour ce projet. Les travaux ont cessé. Rien n’indique que des entreprises du groupe Trump aient été visées dans le cadre de l’enquête.

    « Nous ne sommes pas en discussions actuellement avec State Grid », a assuré à l’AFP une porte-parole de Trump Hotels, le nouveau nom de THC, avant d’ajouter: « Notre intérêt reste entier pour les métropoles asiatiques, notamment chinoises, et nous continuerons en conséquence à y étudier de possibles opportunités ». Aucune loi n’interdit aux présidents américains de faire des affaires à l’étranger et Donald Trump a indiqué qu’il chargerait ses enfants de reprendre ses activités s’il était élu.

  7. L’Eurogroupe allège un peu la dette grecque, mais reste en désaccord avec le FMI

    (synthèse, ajoute déclarations du FMI)

    Bruxelles (awp/afp) – Les ministres des Finances de la zone euro ont accordé lundi à la Grèce un léger toilettage de sa dette, une avancée encore bien trop mince pour convaincre le FMI de rejoindre le troisième plan d’aide à Athènes.

    Ces mesures dites « de court terme », car elles pouvaient être prises rapidement, « auront impact très important sur les années et les décennies à venir », a affirmé le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici.

    Il s’agit d’améliorations assez techniques sur les taux d’intérêt et la maturité de certaines dettes, prévues de longue date et dont l’adoption ne faisaient guère de doute.

    Sans rien coûter au contribuable européen, leur effet reste très incertain, de l’aveu même de Klaus Regling, le directeur général du mécanisme européen de stabilité (MES), qui supervise les prêts de la zone euro à la Grèce.

    Elles pourraient en fait n’avoir dans un premier temps qu’un impact limité sur les quelque 315 milliards de la dette grecque en 2016, ce qui représente environ 180% du PIB malgré trois plans successifs de soutien financier par l’UE et le Fonds monétaire international (FMI) depuis 2010.

    Trop léger pour faire avancer le différend qui oppose depuis plusieurs mois le FMI et la zone euro sur la manière d’extraire la Grèce de six ans de crise financière, économique et sociale.

    D’un côté, le premier plaide pour un coup de pouce rapide et décisif sur la dette, sans quoi il refuse de participer financièrement au troisième plan d’aide de 86 milliards d’euros, accordé en juillet 2015.

    De l’autre, l’Allemagne, premier créancier parmi les pays de la zone euro, reste campée sur son orthodoxie budgétaire et renvoie à 2018 un règlement de fond sur la dette, après ses élections législatives prévues en septembre 2017.

    – ‘Il reste du travail’ –

    Seul point de convergence possible, faute d’allègement profond de la dette: faire porter tous les efforts par les Grecs, avec de nouvelles mesures d’austérité, y compris après la fin du programme en 2018. Une approche jusqu’alors « irréaliste » pour le FMI, mais qu’il n’exclut plus, selon une source européenne.

    « Le FMI joue les pyromanes pour montrer que c’est impossible », explique cette source.

    Ces âpres négociations ont cependant poussé lundi le président de l’Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem à insister sur l’objectif budgétaire d’Athènes pour 2018 et « les années suivantes »: un excédent primaire (sans la charge de la dette) de 3,5% du PIB, qui imposerait d' »importantes réformes structurelles ».

    « Absurde », répondent dans un communiqué les services du Premier ministre grec, qui dénoncent les « demandes extrémistes du FMI ».

    Un haut responsable du FMI à Washington a rappelé que le Fonds préférerait un objectif moins ambitieux d’un excédent primaire de 1,5% du PIB, ce qui réclamerait des réformes moins sévères.

    « On peut vivre avec 3,5% pendant quelques années », a-t-il concédé, « mais cela va demander des mesures » plus importantes du côté des retraites et des impôts sur le revenu, a-t-il relevé.

    Il a regretté que ce soit le FMI que l’on blâme « pour pousser l’austérité » alors que le Fonds se dit prêt à accepter des objectifs plus progressifs passant par « un allègement de la dette » de la part des partenaires de la Grèce.

    Selon M. Dijsselbloem, ce n’est qu’une fois qu’un accord aura été conclu sur ces réformes que le FMI décidera de participer ou non financièrement au programme d’aide.

    Et « il reste de travail à faire », notamment sur la réforme du marché du travail, a-t-il dit.

    « Nos équipes seront rapidement à Athènes pour finaliser un accord », probablement début 2017, a ajouté Pierre Moscovici.

    L’UE, pressée par les échéances électorale à venir aux Pays-Bas, en France ou en Allemagne, espère régler rapidement la question grecque.

    « L’économie grecque a fait énormément de réformes », a réagi lundi soir le ministre des Finances grec Euclide Tsakalotos.

    « Il est temps maintenant qu’elles portent leurs fruits », a-t-il ajouté. « Il est très important que toutes les parties, y compris le FMI, ne compromettent pas ces progrès. »

    afp/rp

  8. Hi there! I just wanted to ask if you ever have any trouble with hackers?
    My last blog (wordpress) was hacked and I ended
    up losing many months of hard work due to no back up.
    Do you have any solutions to protect against hackers?

  9. Link exchange is nothing else however it is just placing the other person’s
    weblog link on your page at appropriate place and other person will also do similar
    in support of you.

  10. This design is incredible! You certainly know how to keep a reader entertained.
    Between your wit and your videos, I was almost moved to start my own blog (well, almost…HaHa!) Wonderful job.
    I really loved what you had to say, and more than that, how you
    presented it. Too cool!

  11. I just want to tell you that I’m very new to weblog and seriously savored this website. More than likely I’m likely to bookmark your website . You definitely come with awesome stories. Appreciate it for sharing your web page.

  12. Hi i try to open your blog within firefox and it is looks humorous, we tink the issue is out of your web hosting ,or maybe through me personally but nonetheless you have a good setup for the ads, i composing in this post since you will see this when you are grading comments, Keep up the good function Andrei from Romania.

Les commentaires sont fermés.