L’Iran et la France semblent être définitivement réconciliés, jugez plutôt : le ministre iranien des Transports Abbas Akhoundi, vient en effet d’annoncer que Téhéran allait signer un contrat pour l’achat de 114 avions Airbus lors de la visite du président Hassan Rohani en France, prévue le 27 janvier prochain.
Il est bien fini semble-t-il le temps des négociations douloureuses sur les dossiers Eurodif/Sofidif et l’enrichissement de l’uranium. Enfin, il faut l’espérer …
A noter que cette annonce intervient dans le climat actuel plus que favorable, alors que la levée des sanctions internationales contre l’Iran est prévue le 16 février prochain, suite de l’entrée en vigueur de l’accord sur le nucléaire iranien avec les grandes puissances. Ce dernier, conclu le 14 juillet dernier à Vienne « stipule clairement que l’interdiction d’acheter, de louer et de transférer des moteurs ou des pièces d’avions a été levée ».
« Lors de la visite en France du président, le contrat pour l’achat de 114 Airbus sera signé », a ainsi affirmé Abbas Akhoundi, sans toutefois fournir de plus amples précisions quant au modèle des avions, le montant et la durée du contrat. Le ministre a toutefois précisé que son pays était doté de 67 aéroports dont 9 sont actifs, ajoutant que l’Iran « a besoin de petits appareils court courrier pour rendre les autres aéroports plus actifs. » Le contrat pourrait dépasser les 10 milliards de dollars. Selon l’agence russe Sputnik, les livraisons pourraient débuter dès le mois de mars et seraient «divisées en trois ou quatre lots».
Selon Bloomberg, l’accord porterait sur des appareils avions neufs et d’occasion des familles A320 et A340. Téhéran aurait également montré son intérêt pour des long-courriers tels que les A350 et A380 d’Airbus, en vue de desservir directement les Etats-Unis, le Canada, l’Australie et l’Europe sans être contraint de transiter par les grands hubs de la région que sont Dubai, Abu Dhabi, Doha et Istanbul.
Le ministre des Transports iranien a toutefois précisé pour sa part que son pays avait besoin de 400 avions long et moyen courrier et de 100 avions court courrier. Il a par ailleurs précisé qu’à l’heure actuelle l’Iran possédait 256 appareils dont 150 sont opérationnels ,leur moyenne d’âge étant d’environ 20 ans. Rappelons que les sanctions internationales, notamment européennes et surtout américaines, décrétées il y a 36 ans, empêchaient jusqu’à présent Téhéran d’acquérir des appareils neufs.
L’Iran compte une quinzaine de compagnies aériennes. Les deux principales compagnies du pays , Iran Air et Mahan Air, possèderaient à elles deux une centaine d’appareils, une quarantaine pour Iran Air (A300, A310, A320, B747, Fokker 100 ou un Mcdonnell Douglas MD-82) avec une moyenne d’âge de 23 ans, soit le double de la moyenne d’âge de la flotte internationale.
Abbas Akhoundi a par ailleurs précisé qu’aucune négociation n’avait été menée pour l’instant avec l’américain Boeing, compte-tenu des problèmes existant pour négocier avec les Etats-Unis. Selon la télévision d’Etat, le Trésor américain n’a pas encore autorisé des négociations entre Boeing et les compagnies iraniennes. Mais le ministre des Transports a toutefois tenu à préciser que l’Iran allait certainement négocier avec Boeing.
Les systèmes de navigation des aéroports iraniens ont pour leur part besoin de 250 millions de dollars d’investissements pour être modernisés, a enfin tenu à ajouter Abbas Akhoundi.
Le 11 novembre dernier, le président Rohani avait déclaré, lors d’un entretien à France 2 et Europe 1, que son pays allait probablement acheter des Airbus après la levée des sanctions. Il se rendra lundi en Italie puis en France, ce qui sera première visite officielle en Europe. Ce voyage avait été planifié en novembre dernier, mais le président iranien avait dû l’annuler à la suite des attentats meurtriers de Paris – notamment au Bataclan – survenus le 13 novembre 2015.
Le 2 août dernier, l’aviation civile iranienne avait quant à elle annoncé dans la presse nationale que l’Iran projetait d’acquérir 80 à 90 avions de ligne par an, Boeing et Airbus confondus, pour rénover sa flotte vieillissante. Airbus et Boeing seront les fournisseurs « à égalité » pour un objectif de « 300 avions neufs et opérationnels » d’ici quelques années avait-il été précisé.
En avril dernier, le chef de l’aviation civile iranienne avait indiqué pour sa part que l’Iran aurait besoin de 400 à 500 avions de ligne dans la prochaine décennie. L’Organisation de l’Aviation civile en Iran évaluait le montant des contrats futurs à 20 milliards de dollars (plus de 18 milliards d’euros).
Sources : AFP , Bloomberg, Sputnik
Elisabeth Studer – 24 janvier 2016 – www.leblogfinance.com
A lire également :
. Qatar : une boulimie d’achat liée aux contrats entre France et Iran ?
Samedi, 23 janvier 2016 21:52
MISE à JOUR Samedi, 23 janvier 2016 21:52
RYAD, Arabie saoudite | L’Arabie saoudite a dit avec force samedi, devant John Kerry, tout le mal qu’elle pensait d’un éventuel rapprochement entre les États-Unis et l’Iran, dans la foulée de l’accord international sur le programme nucléaire de Téhéran.
Le chef de la diplomatie américaine est à Ryad jusqu’à aujourd’hui pour tenter de rassurer ses alliés des monarchies sunnites du Golfe, qui redoutent une hypothétique réconciliation entre Washington et leur rival chiite.
«Je ne vois pas les États-Unis et l’Iran aller ensemble. L’Iran demeure le chef mondial du soutien au terrorisme», a lancé d’emblée le ministre saoudien des Affaires étrangères Adel al-Jubeir lors d’un bref point de presse avec John Kerry.
«En gros, je pense que les États-Unis sont tout à fait conscients du danger que représentent les méfaits et les activités malveillantes de l’Iran. Je ne crois pas que les États-Unis se fassent la moindre illusion sur le type de gouvernement qu’est l’Iran», a martelé M. Jubeir devant son allié américain, visiblement sur la défensive et moins à l’aise qu’à l’accoutumée.
Le chef de la diplomatie saoudienne a encore mis en garde contre les «ingérences» iraniennes «dans les affaires des États arabes». Une allusion aux conflits régionaux – Syrie, Irak, Yémen –, où Ryad et Téhéran s’affrontent indirectement.
Ceux qui sont à l’origine des soutiens à cet été religieux débile qu »est l’Arabie de la famille des Saoud doivent assumer la merde religieuse qui va nous submerger, mais que nous allons combattre en montrant bien que tous les états religieux sont illégitimes !!
vaste sujet
je suis en train de lire « le roi stabilisateur » sur le maroc
« vaste sujet » et moi je pense que le tout n’est certainement pas l’addition de ses ensembles !!
Plus les sujets sont « vastement » traités plus nous allons vite comprendre que faire quand la crise boursière va se déclencher. Je pense maintenant assez vite.
ES j’ai déjà commis une erreur sur une matière première, en fait comme une autre, et que j’ai considérée comme uniquement une source d’énergie primordiale, le pétrole.
Pour ce qui est du roi Momo le VI, papi a gardé le grand père du roi « stabilisateur » en Corse.
Ensuite au Maroc il a fini par être déguisé en officier de ce Monsieur, alors je vais me dispenser de cette lecture.
Dont je sens d’ici l’odeur !!
oui, certes, une odeur particulière … mais on y apprend tout de même des choses …
synthèse en cours .
Iran: l’accord avec Airbus attend toujours l’autorisation des Etats-Unis
Téhéran (awp/afp) – L’accord entre l’Iran et le constructeur Airbus pour l’achat de 118 appareils attend toujours l’autorisation des Etats-Unis, a déclaré vendredi à l’AFP le vice-ministre des Transports Asghar Fakhrieh Kashan.
« Nous avons discuté avec Airbus des canaux pour le financement qui ont été définis. Des banques sont prêtes à apporter le financement, mais Airbus a du retard pour obtenir l’autorisation des Etats-Unis » pour conclure le contrat, a déclaré M. Kashan. Il a espéré que cela serait fait « d’ici fin juin ».
Fin janvier, lors de la visite à Paris du président iranien Hassan Rohani, l’Iran et Airbus avaient signé un protocole d’accord pour l’achat de 118 appareils par l’Iran.
Le total des Airbus achetés se répartit en 73 gros-porteurs et 45 monocouloirs (long et moyen-courrier, ndlr) pour un montant de 10 à 11 milliards de dollars (8,9 à 9,8 milliards d’euros), selon Téhéran.
Mais Airbus doit obtenir l’accord de l’OFAC (Bureau américain pour le contrôle des avoirs étrangers) qui dépend du Trésor, car plus de 10% des composants des Airbus sont d’origine américaine.
Le 18 avril, le secrétaire d’Etat français aux Transports Alain Vidalies, en visite à Téhéran, avait annoncé l’obtention imminente de cette autorisation.
« Nous sommes dans une période de négociation très avancée, puisque les rencontres doivent avoir lieu pour finaliser la décision la semaine prochaine », avait-il déclaré.
Selon le site spécialisé Aviation Daily, John Leahy, directeur commercial d’Airbus, s’est récemment inquiété des dangers menaçant l’accord.
« Nous devons avoir un système bancaire international fiable » pour éviter que l’accord ne soit compromis, a déclaré M. Leahy à Aviation Daily. La question « doit être résolue dans les prochains mois, sinon il n’y aura pas d’accord », avait-il ajouté, en soulignant que « les banques sont très timides » pour faire des affaires avec l’Iran.
« Le protocole d’accord est de type location-vente et l’argent doit provenir de financements bancaires », a rappelé le vice-ministre iranien des Transports.
Malgré l’entrée en vigueur de l’accord nucléaire entre l’Iran et les grandes puissances en janvier et la levée d’une grande partie des sanctions internationales, les grandes banques internationales, en particulier européennes, rechignent à faire des affaires avec l’Iran par peur de mesures punitives américaines.
afp/al
dans la série : faites ce que je dis, pas ce que je fais. on en reparle.
Lockheed Martin s’intéresse au marché des hélicoptères iranien
samedi 4 juin 2016 00h32
par Andrea Shalal
BERLIN, 4 juin (Reuters) – Lockheed Martin, le numéro un de la défense aux Etats-Unis et la nouvelle maison mère de Sikorsky, a commencé à étudier la possibilité de vendre des hélicoptères civils à l’Iran, tout en disant que le marché était peut-être trop petit et qu’il avait toujours besoin de conseils du gouvernement américain en la matière.
Le groupe, avec Boeing, est l’un des premiers grands noms de l’industrie aéronautique américaine à envisager la vente de matériel en Iran, ce qui serait une première depuis l’imposition de sanctions au pays par les Etats-Unis à la suite de la révolution islamique de 1979.
Plusieurs acteurs européens du secteur ont déjà conclu des contrats en Iran depuis la levée des sanctions, intervenue en janvier, imposées au pays pour ses activités nucléaires.
Airbus a reçu fin janvier une commande portant sur 118 avions d’Iran Air, représentant quelque 25 milliards de dollars sur la base des prix catalogue.
Début février, ATR, coentreprise d’Airbus et de Finmeccanica, a annoncé un contrat avec Iran Air pour 40 appareils ATR 72-600, une commande que le groupe estime à un milliard d’euros.
AgustaWestland, une division de Leonardo Finmeccanica , a dit avoir reçu des marques d’intérêt pour ses hélicoptères de la part d’opérateurs voulant développer des activités en Iran.
Les Etats-Unis ont accordé en février à Boeing l’autorisation de discuter avec des compagnies aériennes iraniennes mais il en faudra une autre à l’avionneur s’il veut vendre des appareils car l’Iran reste assujetti à des restrictions de la part des Etats-Unis.
En avril, une délégation de Boeing s’est rendue en Iran pour discuter de la vente d’avions de ligne et des conditions d’un éventuel contrat.
Lockheed Martin est surtout connu pour ses activités dans le défense. L’an dernier, il a mis un pied dans le domaine de l’aéronautique civile avec le rachat du fabricant d’hélicoptères Sikorsky auprès de United Technologies.
Nathalie Previte, vice-présidente des ventes chez Sikorsky, a dit que l’entreprise avait reçu nombre de demandes d’informations de clients existants, intéressés par le développement de possibles opérations dans le segment des hélicoptères en Iran.
« Je veux comprendre la politique du gouvernement américain au sujet de ce que l’on peut faire et ce que l’on ne peut pas (…) avant de commencer l’analyse (du marché) », a-t-elle dit à Reuters à l’occasion du salon aéronautique de Berlin.
Elle a ajouté ne pas être en mesure de dire quelle pouvait être la taille du marché des hélicoptères en Iran.
Les hélicos russes font un joli bruit !! lent et bien régulier !! des moteurs limite « marine »
TEHRAN (Tasnim) – The European Commission has announced Iranian national carrier Iran Air can resume flights in the EU, a report said.
“I am happy to announce that we are now also able to allow most aircraft from IranAir back into European skies,” said EU Transport Commissioner Violeta Bulc as cited by Reuters on Thursday.
The EU executive also removed Indonesia’s Citilink, Batik Air and all Zambian airlines from the blacklist.
Iran Air was banned by the European bloc in 2010 over “safety” issues with its planes.
The latest EU announcement comes after eight European commissioners traveled to Tehran back in April to look at ways to boost ties between Iran and the union following last year’s nuclear deal between Tehran and world powers.
Tehran and the Group 5+1 (Russia, China, the US, Britain, France and Germany) on July 14, 2015 finalized the nuclear deal and started implementing it on January 16.
The agreement, also known as the Joint Comprehensive Plan of Action (JCPOA), terminated all nuclear-related sanctions imposed on Iran.
Iran has a fleet of 250 aircraft, of which 90 are grounded due to the economy or missing parts, Managing Director of Iran Air Farhad Parvaresh said earlier this month.
Of that total, 80 percent will need to be renewed in the next decade, he said, adding that growth could add even more jets to Iran’s shopping list.
By Tasnim News Agency
#IranDeal, EU, Iran Air June 16, 2016
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