Terres rares : Madagascar aurait une part de marché de 8 % en 2015

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Bonne nouvelle pour Madagascar ! 

Alors que la Chine tente d’user voire d’abuser de son quasi monopole  sur les terres rares, le pays  pourrait offrir une alternative de poids aux industriels de la planète. 

En effet, Madagascar  pourrait dès 2015 disposer d’une part de marché de 8 % sur ces 17 minéraux dont 14 sont classés stratégiques  par l’Union européenne.

La société allemande Tantalus Rare Earths AG vient en effet de signer une lettre d’intention de partenariat technique et commercial avec Rhodia, filiale du groupe belge Solvay.

Dans le cadre de cet accord, les deux sociétés collaboreront « pour développer un processus optimal de fabrication de concentrés de terres rares depuis le grand gisement de faible profondeur Tantalus à Madagascar, et la livraison exclusive de ces terres rares à Rhodia ».

Tantalus pourrait fournir jusqu’à 15000 tonnes par an de terres rares extraites de sa concession de 300 km2 située dans la région d’Ampasindava.

 « La nature et la composition de ce minerai de type argile ionique nous semblent très prometteuses pour un accès durable et compétitif aux terres rares lourdes », a par ailleurs indiqué Frédéric Carencotte, directeur industriel de Rhodia Rare Earth Systems. 

Rappelons qu’en mars dernier, le président américain Barack Obama a accusé la Chine de violer les règles du commerce international en imposant des restrictions à ses exportations de terres rares. Précisons que ces minerais indispensables à l’industrie font l’objet d’une plainte à l’Organisation mondiale du commerce (OMC). 

« Si la Chine laissait tout simplement le marché fonctionner par lui-même nous n’aurions aucune objection, mais sa politique empêche actuellement cela et va à l’encontre des règles que la Chine a accepté de suivre », a déclaré Barack Obama.

Des propos qui interviennent alors qu’une plainte des Etats-Unis, de l’Union européenne et du Japon était déposée devant l’OMC. Avant d’obtenir un jugement de l’Organisation, Washington, Bruxelles et Tokyo ont demandé des consultations sur le sujet.

Les trois plaintes portent sur l’approvisionnement de 17 minéraux utilisés dans la production de biens de haute technologie comme les voitures hybrides, les téléviseurs à écran plat, les téléphones cellulaires, les lampes à vapeur de mercure et les lentilles de caméra.

Sont également contestées les restrictions imposées aux exportations de tungstène et de molybdène, élément métallique qui entre notamment dans la fabrication de différents types d’acier.

« La Chine restreint de plus en plus ses exportations, ce qui provoque des distorsions massives et des interruptions dommageables de la chaîne d’approvisionnement de ces matériaux sur le marché mondial », avait par ailleurs indiqué le secrétaire américain au Commerce, Ron Kirk, dans un communiqué.

« Les restrictions imposées par la Chine sur les terres rares et d’autres produits violent les règles du commerce international et doivent être supprimées. Ces mesures affectent nos producteurs et consommateurs au sein de l’Union européenne et dans le monde », a déclaré de son côté le commissaire européen au Commerce, Karel De Gucht.

A noter que pour 2012, la Chine a fixé des quotas d’exportation de 30 000 tonnes de terres rares , soit le même niveau qu’en 2011.  Mais l’année dernière, les exportations de terres rares ont à peine atteint la moitié du chiffre annoncé.

« A compter du 20 mai, les alliages de terres rares seront inclus dans les quotas d’exportation de terres rares« , indiquait par ailleurs en 2011 un communiqué du ministère chinois du Commerce.

Surfant sans aucune vergogne sur l’argument écologique – on croit rêver ! – le gouvernement chinois avait tenu à justifiée cette décision, déjà envisagée en décembre 2010, par « les graves destructions de l’environnement qu’entraînent l’extraction et la transformation des terres rares« , lesquelles sont une « ressource non renouvelable » tenait-elle par ailleurs à rappeler.

En décembre 2010, Pékin avait décidé de réduire de 35% les quotas d’exportation de terres rares  pour le premier semestre 2011, par rapport à la même période de l’année 2010. Une décision qui avait provoqué de véhémentes protestations du Japon, des Etats-Unis et de l’Allemagne. 

Rappelons qu’en octobre 2010, déjà, USA, Allemagne  et Japon avaient tiré la sonnette d’alarme, inquiets de l’impact d’une éventuelle restriction de l’offre sur leur économie nationale. 

La Chine est accusée de restreindre l’accès à ces minerais indispensable à l’industrie électronique et la production automobile. Il est vrai que l’Empire du Milieu jouit d’une place de choix en la matière : si le pays possède le tiers des réserves mondiales, 97% des 17 minerais que constituent les « terres rares » vendus en 2009 étaient d’origine chinoise.

Sources : AFP, Radio Canada

(12 commentaires)

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