Chine : les prêts hors secteur bancaire seraient sous contrôle

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Alors que les crédits accordés en Chine hors du secteur bancaire se sont multipliés ces derniers mois – les épargnants boudant les banques – le président de la Commission de régulation bancaire (CBRC), Liu Mingkang a déclaré que les risques liés à ce type de prêts restaient « contrôlables ».

Histoire de sécuriser les marchés ou au contraire de tenter de limiter ce type de pratiques en laissant sous-entendre qu’elles pourraient être plus risquées qu’il n’y paraît ?

Pour rappel, les banques chinoises ont été soumises depuis un an à des restrictions sur le volume de leur nouveaux prêts.

Début septembre, l’agence de notation Fitch a indiqué  qu’elle pourrait baisser la note souveraine de la Chine dans les deux prochaines années. Raisons invoquées : les lourdes créances du secteur bancaire chinois, ce dernier ayant massivement octroyé des crédits ces derniers mois. 

Mais hors du secteur bancaire, tout n’est pas rose pour autant : les crédits « parallèles » ont en effet condut certains emprunteurs à la faillite, notamment dans la région de Wenzhou (est), laquelle compte quelque 400.000 entreprises.

Ces derniers mois, plus de 90 patrons endettés ont fui cette ville tandis que deux suicides étaient à déplorer, les défunts se trouvant acculés face aux remboursements de leurs créanciers.

Selon des analystes, à l’échelle nationale, le secteur du crédit informel pèserait 4.000 milliards de yuans (454 milliards d’euros), soit environ 8% des encours des prêts bancaires.

Début juillet, l’agence de notation Moody’s  avait indiqué quant à elle que la dette publique de la Chine s’élevait à 36% de son Produit intérieur brut (PIB), en tenant compte de la part des dettes des gouvernements locaux  pour laquelle Pékin assume une responsabilité directe.

Quelques jours auparavant, le Bureau national d’audit avait indiqué que les dettes contractées par les provinces, municipalités et districts chinois s’élevaient fin 2010 à 27% du PIB chinois, représentant une somme de 1163 milliards d’euros. Le même bureau avait toutefois tenu à préciser que 63% de cette dette serait remboursée grâce à des revenus budgétaires.

Mais certaines de ces créances, considérées comme douteuses menaceraient le système bancaire. Tant et si bien que le Crédit Suisse y voit même « la bombe à retardement » la plus dangereuse de l’économie chinoise.

Beaucoup moins « alarmiste » dirons-nous poliment, le gouvernement chinois évalue quant à lui la dette publique  à quelque 20% du PIB. Sans toutefois intégrer dans son calcul les éléments financiers des gouvernements locaux, lesquels ne sont néanmoins pas autorisés à s’endetter directement.

Or, là où la bât blesse c’est que ces derniers ont contracté des emprunts aux montants gigantesques après la crise financière mondiale, via le biais de structures ad hoc appelées « plates-formes de financement » ou PFL .  Objectif : financer des infrastructures et projets immobiliers  pas toujours rentables.

Mais, selon le Bureau national d’audit, la « capacité de remboursement est faible et est confrontée à des risques potentiels dans certaines régions et dans certaines industries« . En effet, dans un effet boule de neige, certains gouvernements locaux ont dû contracter de nouveaux emprunts  … pour pouvoir rembourser des dettes contractées antérieurement, dépendant également fortement de ventes de terrains pour faire face à leurs échéances.

Selon les auditeurs du gouvernements chinois, 108,3 milliards de yuans (11,8 milliards d’euros) d’emprunts auraient été consentis ou utilisés de manière frauduleuse, l’argent des banques finissant dans les marchés immobilier ou boursier. 

 Un brin inquiète, Moody’s souligne quant à elle que les banques chinoises ont prêté  8.500 milliards de yuans (905 milliards d’euros) sur un total de 10’700 milliards de yuans (1163 milliards d’euros) aux gouvernements locaux … une situation qui provoque une forte exposition aux risques.

« Ces dettes existaient avant la crise financière mondiale, mais elles se sont rapidement accumulées durant les deux dernières années alors que l’investissement par les gouvernements locaux a été utilisé comme l’un des principaux outils » de relance de l’économie, ajoute encore Moody’s.

Sources : AFP, Reuters, l’Expansion, Alternatives éco, Ambassade de France en Chine

(48 commentaires)

  1. Si les « Merdias » « Officiels » ont menti sur la, mort de Kaddafi en diffusant une Vid

  2. 1 DIVISER POUR ::::
    2A QUI PROFITE LE CRIME:::
    3POUR DES SIECLES ET DES SIECLES ::
    4 POUR SEUL EN TIRRE LES MARRONS DU FEU:::
    5 LE MONDE EST BETE LA MORT ET LES CONFLITS SEUL FONTS AVANCER LE MONDE ,L HOMME HEUREUX N EST PAS PRODUCTIF DONC PAS EXPLOITABLE ET CELA NE DOIT PAS ETRE :::
    QUI SUIS JE ? ? ?
    APRES LES MUSULMAN LES RUSSE ET LES CHINOIS POUR QUOI ET POUR QUI ?
    LAISSER L OR ET LES CHATEAU SANS VOS BRAS ET SANS VOUS TOUS SA NE VOS RIEN ,MICRO CREDIT ? NON MAXI MAXI ET POUR TOUS LA VOILA LA SOLUTION NON?

  3. Les plans de rigueur pour l’euro-zone induiront une r

  4. En fait au niveau de l’Europe nous avons le r

  5. Cris e + Déficit =augmentation des Impôts - L'immobilier= non liquide et non délocalisable dit :

    Cher, tr

  6. Revenir sur l’annonce d’une consultation nationale en Gr

  7. il faut :
    1. Abandonner toute forme de dogmatise de droite comme de gauche, et abandonner les politiques partisanes au service d’une minorit

  8. De plus en plus d’annonces allant toutes dans le sens de la mise en place des pr

  9. […] Le risque de voir éclater une nouvelle bulle du crédit en Asie augmente  chaque jour un peu plus. Aujourd’hui, c’est Coface qui alerte sur le sujet. Alors que pour notre part, nous avions d’ores et déjà évoqué les craintes des analystes face à l’occurrence d’un tel événement en Chine, c’est désormais l’assureur-crédit français qui ose mettre le doigt là où cela fait mal. […]

  10. […] Le risque de voir éclater une nouvelle bulle du crédit en Asie augmente  chaque jour un peu plus. Aujourd’hui, c’est Coface qui alerte sur le sujet. Alors que pour notre part, nous avions d’ores et déjà évoqué les craintes des analystes face à l’occurrence d’un tel événement en Chine, c’est désormais l’assureur-crédit français qui ose mettre le doigt là où cela fait mal. […]

  11. […] Si en mars dernier, nous indiquions ici-même que la Coface s’alarmait d’un risque chaque jour accru de voir éclater une nouvelle bulle du crédit en Asie, les choses semblent se préciser désormais. L’agence de notation Fitch indique ainsi qu’un événement de ce type sans précédent dans l’histoire du monde moderne risquait d’éclater en Chine. Tandis que La Tribune n’y va pas par quatre chemins, évoquant une menace de credit crunch. En février nous avions d’ores et déjà évoqué quant à nous les craintes des analystes face .à l’occurence d’une nouvelle crise de credit, l’Empire du Milieu pouvant être à son tour durement frappé. Principaux facteurs alarmants : une croissance excessive des prêts bancaires accordés au secteur privé, et des prêts accordés en dehors du secteur formel de plus en plus nombreux … et difficiles à rembourser. […]

  12. L’assèchement de liquidités en Chine est dû au « shadow banking »

    23/06 | 17:53

    La Chine dispose de liquidités amplements suffisantes et la récente envolée des taux sur le marché monétaire résulte des distorsions engendrées par le développement des opérations spéculatives et du financement non-bancaire, a déclaré l’agence de presse officielle Xinhua dans un commentaire publié dimanche.

    Les marchés monétaires chinois ont été secoués cette semaine par la décision de la Banque populaire de Chine (PBOC) de limiter ses injections de liquidités.

    Vendredi, certains établissements financiers ont dû accepter des taux allant jusqu’à 25% pour des prêts au jour le jour.

    Les commentaires de l’agence Xinhua tendent à confirmer le sentiment des analystes que cet assèchement de liquidités, ou « cash squeeze », vise à limiter le financement alternatif, ou « shadow banking », en plein essor depuis quelques années.

    Ce « cash squeeze » a soulevé la crainte d’une véritable crise du crédit en cas d’erreur d’appréciation.

    L’agence Xinhua a souligné qu’il y avait largement assez de liquidités sur le marché, les récentes statistiques ayant montré que la masse monétaire M2 en Chine avait augmenté de 15,8% au mois de mai par rapport à la même période de l’an dernier.

    INVESTISSEMENTS SPÉCULATIFS

    « Les banques sont à court de liquidités, la Bourse et les petites et moyennes entreprises sont à court de liquidités, mais il y a une offre amplement suffisante sur le marché, » dit-elle.

    « Bon nombre de grandes sociétés font des dépenses massives et des achats importants de produits d’investissement. Il y aussi beaucoup d’argent en quête d’investissements spéculatifs et le crédit privé reste très répandu », ajoute-t-elle.

    Ces éléments prouvent que la crise de liquidités n’est pas le résultat d’un manque de fonds, mais de problèmes structurels qui font barrage au financement de l’économie réelle, dit-elle.

    La banque centrale de Chine a renouvelé dimanche son engagement à mener une politique monétaire prudente et à oeuvrer en faveur d’une croissance modérée du crédit.

    Elle utilisera plusieurs instruments de politique monétaire afin que l’argent soit mieux orienté vers l’économie réelle et soutienne la restructuration de l’économie, a déclaré la Banque populaire de Chine (PBOC) dans son rapport du second trimestre.

    L’encours global de financement dans l’économie chinoise a augmenté de 52% au cours des cinq premiers mois de 2013 par rapport à la même période de l’an dernier, avec l’explosion du financement parallèle et des produits de placement offrant des rendements élevés aux investisseurs.

    Le refus de la banque centrale d’injecter des liquidités dans le système malgré l’envolée des taux à court terme suggère un début de changement d’orientation, d’une politique monétaire focalisée sur la quantité vers une politique plus soucieuse de la qualité des liquidités en circulation, a précisé l’agence.

    La banque centrale chinoise explique rarement sa politique, mais l’inquiétude déclenchée par sa position de retrait vis-à-vis du marché monétaire a incité les intervenants, qui cherchent à comprendre s’il s’agit ou non d’un changement fondamental de stratégie, à demander davantage de transparence.

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