Selon le ministre irakien du Pétrole, Hussein Chahristani, l’exploitation du brut a rapporté à l’Irak 171 milliards de dollars entre 2006 et 2009.
Une annonce faite en début de semaine par le haut responsable, en réaction notamment aux allégations récentes de Ammar al-Hakim, dirigeant d’un des plus grands partis chiites d’Irak, lequel avait critiqué le gouvernement irakien sur sa gestion et sur le montant de ses dépenses. « Les revenus de l’exploitation pétrolière ont été de 171 milliards de dollars sur la période allant de 2006 à 2009« , a ainsi affirmé le ministre dit lors d’une conférence de presse à Bagdad.
Tout en ajoutant qu’il constituait 95% des revenus du gouvernement. L’industrie pétrolière irakienne a ainsi rapporté 30 milliards de dollars en 2006, 40 en 2007, 60 en 2008 et 41 en 2009.
Si aucune explication n’a été fournie pour expliquer la baisse observée en 2009, la chute des cours de brut peut expliquer le phénomène.
Selon M. Chahristani, l’Irak produit environ 2,5 millions de barils par jour (mb/j) de brut, dont 1,85 million exportés.
Pour rappel, depuis novembre 2009, Bagdad a signé dix contrats avec des compagnies étrangères en vue de leur accorder des licences d’exploitation concernant dix champs pétroliers.
Fin juin, M. Chahristani avait indiqué que l‘Irak avait pour objectif de produire d’ici quelques années entre 10 à 12 mb/j pour devenir le premier producteur et le premier exportateur de brut.
De quoi « effrayer » à sa manière les autres pays membres de l’Opep, qui pourraient s’inquiéter d’une éventuelle réduction de leurs quotas de production qui pourrait en découler.
Rappelons que le retour de l’Irak sur l’échiquier pétrolier mondial devrait mathématiquement provoquer une augmentation de l’offre de pétrole au niveau mondial. A moins que les conséquences de la marée noire aux Etats-Unis ne change un tantinet la donne.
Fin mai, le porte-parole du ministère irakien du Pétrole Assim Jihad a indiqué à la presse russe que l »Irak envisageait d’augmenter de près d’un tiers sa production de pétrole en 2011.
« Le ministère a décidé d’accroître la production pétrolière de 150.000 barils par jour en 2010 et d’environ 600.000 barils par jour au cours de l’année prochaine », a ainsi déclaré Assim Jihad à Ria Novosti.
Fin 2009, les autorités irakiennes ont conclu avec des compagnies étrangères – dont les russes Lukoil et Gazprom Neft – une série de contrats portant sur la mise en valeur de champs pétrolifères. L’ensemble de ces accords devraient permettre d’accroître la production de pétrole irakienne de 10 à 12 millions de barils par jour en 2016. Mais l’ambition affichée par l’Irak de quintupler sa production d’ici à 2016 devrait rapidement créer des difficultés au sein de l’Opep et pourait même menacer la cohésion du cartel.
L’Irak pourrait en effet redevenir un géant pétrolier de la taille de l’Arabie saoudite … diminuant de facto les parts de marché des autres pays membres de l’Organisation et de la Russie.
En contrepartie, Bagdad devrait se voir contraint – comme les autres
[…] http://www.leblogfinance.com/2010/07/irak-quand-le-petrole-assure-des-revenus-juteux.html janvier 15, 2013 in invités […]
L’Irak continue-t-il toujours à vouloir être le premier producteur et premier exportateur de pétrole? Si c’est le cas, je comprends mieux pourquoi le prix du baril a chuté. En effet, comme vous l’arguez, la production de l’Irak va augmenter la disponibilité de pétrole sur le marché, ce qui cause inévitablement une diminution du prix du pétrole. Maintenant, ce dernier est vendu à moitié prix.