La Bourse de Francfort a nettement chuté mercredi, emboitant le pas à Wall Street.
Au delà de l' »influence » de la bourse américaine sur les valeurs automobiles, l’indice phare de la place, le DAX, a été fortement impacté par la situation des deux groupes de distribution Metro et Arcandor.
L’indice Dax a en effet reculé de 1,74%, parvenant de justesse à demeurer au-dessus de la barre des 5.000 points, à 5.054,53 points. Le MDax des valeurs moyennes a quant à lui baissé lui de 1,91% à 5.936,64 points.
Déjà mal en point en début de journée, l’indice phare de la place allemande a nettement regressé en cours de séance, « tourmenté » par les craintes des investisseurs concernant les chiffres du chômage aux Etats-Unis.
Emportées par la tendance, les valeurs sidérurgiques et automobiles ont été largement impactées.
Volkswagen a perdu 5,98% à 238,06 euros, Daimler 3,54% à 26,95 euros et BMW 1,36% à 27,10 euros. Le spécialiste de l’acier Salzgitter a quant à lui reculé de 5,73% à 66,76 euros.
Arcandor a cédé pour sa part 0,51% à 1,94 euro. Le groupe de tourisme et de distribution garde l’espoir d’obtenir une aide publique pour échapper à la faillite. Avertissant qu’il pourrait déposer son bilan d’ici quelques semaines s’il n’obtenait pas plus de 700 millions d’euros de financements. Mais à l’heure actuelle, le dossier divise encore le gouvernement allemand.
La Commission européenne a rendu mercredi une opinion préliminaire selon lequel « Arcandor était déjà en difficulté avant le 1er juillet 2008 », un critère essentiel pour obtenir une aide de Berlin. Le gouvernement a cependant affirmé que les discussions continuaient.
Son concurrent Metro a chuté pour sa part de 6,47% à 35,41 euros.
Pour rappel, Arcandor a déclaré la semaine dernière que ses discussions avec son compatriote Metro sur un rapprochement de leurs grands magasins se poursuivaient, le marché tablant quant à eux sur l’échec du projet. Le quotidien Financial Times Deutschland ayant auparavant rapporté que les deux groupes avaient rompu définitivement leurs pourparlers.
Metro a ensuite écarté la possibilité d’une aide publique à son concurrent, arguant du fait qu’elle constituerait une entorse à la concurrence.
Sources : AFP, Dow Jones Newswires, Reuters