Une étude sur le marche publicitaire en ligne a récemment été publiée par l’IAB et PWC. Elle révèle que le marché de la publicité en ligne reste en croissance, pour l’instant, malgré le contexte délétère qui frappe actuellement nos économies. Ainsi au troisième trimestre ces dépense ont cru de 11% par rapport à T3 2007 pour atteindre 5.9 milliards de dollars.
Certes la croissance n’a été que de 2% par rapport au trimestre au trimestre précédent mais la saisonnalité n’y est certainement pas étrangère.
Cette étude est une excellent nouvelle pour Google dont l’action a perdu plus de 60% depuis le début de l’année.Au delà du contexte baissier, le cours a intégré la baisse des revenus publicitaires du moteur de recherche
du aux restrictions budgétaires du poste marketing des entreprises annonceuses. Pourtant, il apparait que si ces dépenses publicitaires ont globalement été revues à la baisse, celle-ci a davantage affecté les medias
dits traditionnels à savoir Presse, la Tv et la radio.
La croissance de la publicité interactive n’a donc pas souffert probablement car les résultats sont plus facilement quantifiables. En effet, les clics de souris peuvent être pistés. Et quand il s’agit de reporter du trafic vers la publicité interactive, il n’est pas de meilleur support que Google. Les études montre que un internaute sur deux utilise désormais un moteur de recherche au moins une fois par jour contre un tiers en 2002.Google draine 70% des requêtes faites au moteurs de recherches. Maintenant sa large domination
sur ses deux challengers: Microsoft et Yahoo.
Au plan boursier, on considérait Google comme sous évalué à 400 USD, que dire 30% en dessous à 275? Le chiffre d’affaire comme les bénéfices continuent de croitre, respectivement 36 et 25% sont prévus pour 2008, si T4 reste conforme aux attentes. L’action continue pourtant de baisser. L’argument qui consiste à être acheteur à l’aune des ratios est facilement démontable dans un marché ou les bénéfices 2009
et 2010 ont toutes les chances d’être revus à la baisse. Il n’est pas certain que cet argument s’applique à Google de par son activité, sa relation directe avec les annonceurs et la typologie quasi illimité de ceux-ci. Dès lors, les résultats des classiques méthodes d’évaluation sont éloquents: le ratio cours sur chiffre d’affaire qui évoluait entre 7 et 14 est actuellement à 4,6 .Le ratio cours sur cash flow traditionnellement entre 24 et 48 est désormais à un peu plus de 15.
Un retour vers la normalité augurerait d’un cours aux alentours de 400 dollars. Mais sommes dans un contexte propice à la normalité?
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dans contre info scott reynolds professeur d’histoire nous remet sur les rails . 1929 n’est pas le bon modele de la crise economique actuelle . il faut remonter en 1873 » la veritable depression » ca fait froid dans le dos . des millions de chomeurs vont rapidement tomber dans la pauvrete voir l’exclusion » clochards etc… » les emprunteurs ne peuvent plus honorer leurs dettes ….
C’est bon pour le blog fi si le marché de la pub online reste porteur malgré le credit crunch! 🙂
Fingers crossed 😉
Il y a en effet de grandes similitudes entre la Grande Dépression de 1873 et la crise actuelle.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Grande_Dépression_1873_à_1896