C’est beau une France de vieux qui ne s’occupe pas de ses jeunes. J’exagère un peu en disant cela, c’est vrai mais tout de même, pourquoi il y a quinze ans, cette tendance au « squat » n’existait pas ? Il n’y a pas plus d’étudiants aujourd’hui mais les loyers ont explosé, surtout à Paris. Ce qui ne ressort pas de ce reportage et qui m’aurait intéressé, c’est de savoir ce qu’en pensaient les parents (réflex de père de famille de ma part sans doute). Mais sont-ils toujours au courant de la situation de leur progéniture, pas sur. Espérons au moins que ces étudiants font des études utiles à leur avenir et pas des filières poubelles…
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Excepté qu’en France, TOUTES les filières universitaires sont considérées par les entreprises comme des filières « poubelles ».
Elles ne veulent recruter que des élèves de grandes écoles. Et encore, à condition que ceux-ci sortent d’une école prestigieuse et soient bien « classés ». Pendant ce temps, les universités, surchargées, cherchent à éliminer le maximum d’étudiants, par manque de moyens.
L’immense majorité des étudiants en université sortent soit sans aucun diplôme, soit avec un diplôme (DEUG, Licence) qui est considéré comme sans valeur par les employeurs. Si l’on ajoute à cela les conditions déplorables de l’enseignement dans la plupart des universités (amphis bondés, TD surchargés, etc) on voit à quel point la France traite bien ses jeunes…
Même si l’on sort de l’université avec un « bon » diplôme (DEA/DESS minimum), les postes les plus intéressants et ceux qui offrent le plus de mobilité sont monopolisés par des polytechniciens ou des centraliens, par exemple. Pas étonnant que pas mal de jeunes français préfèrent, de plus en plus, partir à l’étranger : là, au moins, leur valeur est reconnue… Mais pas dans les entreprises françaises.