Décidément de fortes odeurs de pétrole règnent autour de Cuba actuellement.
Alors que la Russie vient d’annuler 90 % de la dette du pays, une telle largesse pouvant être la contrepartie d’un accès « priviligié » au pétrole cubain, le groupe canadien Sherritt International vient quant à lui de renouveler son contrat d’exploration et d’exploitation de pétrole et gaz sur le territoire jusqu’à 2028. Il s’agit d’une prorogation des accords qui couraient jusqu’à 2018.
Aux termes de cet accord, Sherritt s’est engagé à creuser un minimum de sept puits au cours des deux premières années. Le canadien semble donc désormais miser sur le pétrole cubain, alors qu’il s’est retiré en 2009 de la prospection pétrolière dans la zone économique du golfe du Mexique.
A l’heure actuelle, le groupe canadien opère sur trois champs d’exploitation cubains. Sa production s’établissait autour de 20.000 barils/jour en 2013. Elément non négligeable : Sherritt exploite également les mines de nickel du sud-est de Cuba. Rappelons que le nickel est le premier produit d’exportation cubain, avec des revenus de 1,1 milliard de dollars/an.
Rappelons par ailleurs que Cuba produit 40% de sa consommation de pétrole, soit 63 millions de barils, et importe le reste du Venezuela à des conditions privilégiées.
Autre information notable : Cupet a également annoncé sa participation la semaine prochaine au 21e Congrès mondial du pétrole à Moscou, ajoutant être à la recherche d’investisseurs dans le cadre des nouvelles lois cubaines sur l’investissement étranger, lesquelles ont été adoptées en mars dernier.
En avril dernier, à la suite du chef de la diplomatie française, de Laurent Fabius, son homologue russe Sergueï Lavrov s’était rendu sur l’île. Ce dernier « profitant » de l’occasion pour annuler 90% de la dette cubaine, laquelle s’élève à 32 milliards de dollars. L’accord signé en octobre dernier à Moscou, désormais au stade final de la ratification prévoit par ailleurs que 10 % des sommes seront réinvesties dans l’économie cubaine.
Si certes les campagnes d’exploration menées dans les eaux territoriales cubaines n’ont pas été fructueuses jusqu’à présent, la levée de l’embargo américain pourrait ouvrir la porte à l’utilisation d’équipements et de matériels permettant de rentabiliser les opérations.
Reste qu’une nouvelle fois Russes et Américains pourraient s’opposer sur le terrain, avais-je laissé entendre dans un article récent, indiquant que les Etats-Unis pourraient vouloir monnayer la levée de leur embargo en échange d’un accès « favorisé » aux champs pétrolifères cubains. Et ce, alors même que la Russie a d’ores et déjà avancé ses pions dans la région. Une « contrepartie » que Moscou pourrait être « amené » à accorder en guise de concession pour son annexion de la Crimée et son oukase sur l’Ukraine, avais-je indiqué.
Quoi qu’il en soit, rappelons que des études américaines estiment que les réserves de pétrole off-shore de Cuba – contenues dans ses eaux territoriales du golfe du Mexique – se situent dans une fourchette compris entre 5 et 9 milliards de barils, La Havane allant même jusqu’à une estimation de 20 milliards de barils.
La zone économique cubaine du golfe du Mexique (d’une superficie de 112 000 km2) a été divisée en 59 blocs pétroliers, dont 22 ont d’ores et déjà fait l’objet de contrats avec des majors internationales.
Grâce à la plate-forme italienne de recherche en eaux très profondes Scarabeo-9, 3 groupes pétroliers internationaux – Repsol (Espagne), PDVSA (Venezuela), PC Gulf (Malaisie) ont mené ces derniers mois des recherches dans la zone maritime cubaine du golfe du Mexique. Sans toutefois obtenir des résultats. A l’heure actuelle, aucune date n’a été fixée pour la poursuite de leurs travaux, tandis que la plate-forme a été acheminée en Afrique occidentale.
– La Russie largement investie dans le potentiel pétrolier cubain –
Au premier semestre 2013, la société étatique russe Zarubezhneft s’est livrée sans succès à l’exploration du pétrole dans le bloc « L » de la zone économique exclusive cubaine dans le golfe, située dans le nord de la province centrale de Ciego de Avil. Une opération menée via l’aide de la plate-forme Songa Mercur, construite par la Russie et gérée par la Norvège.
La société étatique cubaine Cupet et Zarubezhneft avaient par la suite planifié de forer de nouveau dans le bloc « L » de la zone économique exclusive cubaine à compter de 2014.
Zarubezhneft a ainsi planifié de nouvelles recherches au large de la côte centre-est de Cuba. La société d’Etat cubaine y a lancé l’exploration de 10 nouveaux puits en semi-off-shore, dont un d’une profondeur de 8.200 mètres, ce qui constitue un record pour Cuba.
En novembre 2013, lors d’une rencontre avec le président du groupe pétrolier russe Rosneft Igor Setchine,le président cubain Raul Castro avait quant à lui exprimé son intérêt pour le renforcement de la coopération bilatérale avec la Russie dans les secteurs du pétrole et de l’énergie.
– Un essor freiné jusqu’à présent par l’embargo américain –
Mais l’embargo économique et financier pour le moins drastique que Washington impose à Cuba depuis plus d’un demi-siècle constitue un frein important au développement du secteur pétrolier cubain.
En effet, la majeure partie de la technologie et du savoir-faire du domaine est détenue par des entreprises américaines. Selon Jorge Piñon, expert pétrolier cubain basé aux Etats-Unis, toute entreprise pétrolière internationale qui voudrait opérer à Cuba doit faire face à un surcoût de 15 à 20%, tous les équipements et les techniques devant venir d’Europe ou du Canada.
A noter également que toute technologie pétrolière utilisée à Cuba doit compter moins de 10% de composants des Etats-Unis.
– Une hausse de 50 % de la production pétrolière d’ores et déjà possible selon un expert –
Si l’on en croit Jorge Piñon, Cuba pourrait d’ores et déjà augmenter de 50% sa production pétrolière à l’aide de technologies de récupération améliorée, domaine dans lequel le français Total est très investi. Reste qu’à l’heure actuelle, le recours à de telles méthodes se heurte à l’embargo américain.
Si l’on en croit, Jorge Piñon, ancien président d’Amoco Oil Amérique latine et aujourd’hui expert à l’université du Texas, en appliquant les techniques de récupération améliorée, Cuba pourrait augmenter sa production de 20 000 à 25 000 barils par jour, par rapport aux 50 000 actuellement produits.
Précisons que la récupération améliorée – qui peut utiliser diverses techniques, notamment d’injections de gaz – permet de réduire la viscosité du pétrole, laquelle est particulièrement forte dans les puits exploités à Cuba. Selon l’expert, si le facteur de récupération primaire est de 7% pour les puits cubains, à l’heure actuelle, ces techniques permettraient de l’étendre à 17 ou 20%.
– Cuba : nouveau hub pétrolier du Golfe du Mexique ? –
Toujours selon Jorge Piñon, indépendamment de l’exploitation de la manne pétrolière du pays, l’infrastructure pétrolière cubaine pourrait générer d’importants revenus. Selon lui, le port de Matanzas, la raffinerie de Cienfuegos et l’oléoduc qui les relie au centre du pays pourraient servir de centre de raffinage et de stockage de brut et de produits dérivés pour les Caraïbes et le golfe du Mexique.
Une opportunité que la Chine pourrait saisir, Cuba pouvant constituer un hub idéalement placé pour à la fois traiter la production locale et exporter les produits dérivés, à quelques encablures du plus important consommateur au monde, les Etats-Unis.
Sources : Ria Novosti, AFP, french.china.org.cn
Elisabeth Studer – leblogfinance.com – 7 juin 2014
La Chine aussi ….
Etape à Cuba pour le président chinois Xi Jinping
Havana – Le président chinois Xi Jinping est arrivé à Cuba lundi soir, dernière étape d’une tournée en Amérique latine consacrée essentiellement aux relations commerciales entre Pékin et cette région du monde.
M. Xi a été accueilli à l’aéroport José Marti par le premier vice-président Miguel Diaz-Canel, selon l’agence cubaine Prensa Latina. Il arrivait du Venezuela après s’être également rendu au Brésil et en Argentine.
Pékin est le deuxième partenaire commercial de l’île communiste après le Venezuela et son premier bailleur de fonds.
Xi Jinping doit rencontrer son homologue cubain Raul Castro mardi pour signer des accords bilatéraux. Il se rendra mercredi à Santiago de Cuba, la deuxième ville du pays, qui avait été fortement touchée par l’ouragan Sandy en 2012, provoquant la mort de 11 personnes et détruisant 17.000 maisons. Le président chinois pourrait y annoncer une initiative chinoise en matière de reconstruction.
Le programme de sa visite n’a pas été détaillé par les autorités chinoises et cubaines mais Xi Jinping pourrait également rencontrer le leader historique de la révolution cubaine Fidel Castro, 87 ans.
Le président chinois a signé au cours de sa tournée d’importants contrats, notamment dans le secteur énergétique et celui du développement économique.
Au Venezuela, ils ont notamment porté sur la création d’un fonds de développement doté de 4 milliards de dollars, une aide de 691 millions de dollars pour développer les industries de l’or et du cuivre ainsi qu’un accord pour construire un troisième satellite en commun.
Il avait également signé en Argentine un accord de swap portant sur 11 milliards de dollars afin de relâcher les pressions pesant sur le gouvernement de Cristina Kirchner, toujours coupé des marchés financiers internationaux depuis que Buenos Aires a fait défaut sur sa dette en 2001, et confronté à la menace d’un nouveau défaut.
M. Xi a proposé au début de sa tournée la création d’un fonds de financement des infrastructures en Amérique latine doté de 20 milliards de dollars. La Chine s’est également associée lors d’un sommet au Brésil des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du sud) à un projet de banque de développement au capital de 50 milliards de dollars.
Le dirigeant chinois a visité des pays dont les relations sont actuellement passablement fraîches avec les Etats-Unis mais sa tournée n’a pas été marquée par l’idéologie, souligne l’analyste vénézuélien Carlos Romero.
La politique d’expansion économique et politique chinoise est pragmatique. Il ne s’agit pas d’idéologie ou de concurrence avec les Etats-Unis mais elle répond au souci de la Chine de se garantir à long terme des ressources naturelles dans différentes régions du monde, a-t-il estimé dans des déclarations à l’AFP.
L’aide chinoise arrive à point nommé pour le Venezuela, confronté à une inflation endémique et à une lourde dette due aux entreprises étrangères.
La Chine, qui est le second importateur de pétrole vénézuélien après les Etats-Unis, importe en moyenne 640.000 barils/jour et les paie en effaçant progressivement la dette que lui doit Caracas.
Le commerce de la Chine avec l’Amérique latine a augmenté rapidement ces dernières années, atteignant 261,6 milliards de dollars en 2013. Pékin est le premier partenaire commercial du Brésil et le deuxième de l’Argentine et de Cuba. Il y a 25 ans, la Chine n’était que la 17e destination pour les exportations latino-américaines.
Cette région représente désormais 20% de l’investissement étranger direct chinois qui s’est élevé à 90 milliards de dollars l’an dernier.
AFP / 22 juillet 2014
Les Etats-Unis autorisent des liaisons par ferry vers Cuba
Washington – Le département du Trésor américain a annoncé mardi qu’il avait accordé des licences autorisant le transport de passagers par ferry entre les Etats-Unis et Cuba, une première en plus de 50 ans.
Quelques licences ont été accordées mardi permettant l’exploitation de liaisons par ferry, a confirmé une porte-parole sans indiquer le nombre de permis accordés.
Au moins une compagnie de Floride a confirmé être autorisée à lancer un service de ferry rejoignant Cuba, distante d’environ 150 km des côtes américaines.
Les liaison maritimes entre les deux pays étaient très fréquentes dans les années 50, mais elles ont été interrompues après l’arrivée au pouvoir de Fidel Castro en 1959.
A l’heure actuelle, des liaisons aériennes existent entre les Etats-Unis et Cuba mais seuls sont autorisés à se rendre sur l’île les Cubano-américains et les Américains faisant partie d’une douzaine de catégories (universitaires, sportifs, religieux, journalistes…).
Les autres Américains sont toujours interdits de tourisme sur l’île tandis que les échanges commerciaux entre les deux pays sont soumis à un embargo en vigueur depuis 1962.
Les sanctions économiques et financières ont toutefois été levées en mars contre une soixantaine d’entreprises et d’individus commerçant avec l’île, dans le cadre du rapprochement diplomatique entamé en décembre.
(©AFP / 05 mai 2015 22h24)
Cuba a conclu un accord historique sur d’anciennes dettes avec ses créanciers
Paris – Cuba a conclu samedi un accord historique avec ses créanciers, à propos d’anciennes dettes qui n’étaient plus remboursées depuis un quart de siècle, a annoncé samedi le ministre français des finances, Michel Sapin.
Cet accord permet de résoudre définitivement la question de la dette de moyen-long terme de Cuba (…) qui n’était plus honorée depuis la fin des années 1980, a fait valoir le ministre dans un communiqué.
Les intérêts de retard, qui s’élèvent à 4 milliards de dollars, seront intégralement annulés, tandis que les arriérés (environ 2,6 milliards de dollars) seront remboursés par Cuba sur une période de 18 ans afin de tenir compte de sa situation économique, précise le texte.
Dans un communiqué séparé, le Club de Paris, instance informelle qui regroupe des créanciers publics, et mène régulièrement ce type de négociations, a expliqué que cet accord offre un cadre de résolution définitive et durable à la question des arriérés dus par la république de Cuba au Groupe des Créanciers de Cuba, soit un stock total de dette de 11,1 milliards de dollars (dont les intérêts de retard) au 31 octobre 2015.
Le Club de Paris précise que ce groupe de créanciers réunit l’Australie, l’Autriche, la Belgique, le Canada, le Danemark, la Finlande, la France, l’Italie, le Japon, les Pays-Bas, l’Espagne, la Suède, la Suisse et le Royaume-Uni.
Selon le ministère français des Finances, cette négociation vient parachever des discussions au sein desquelles la France, premier créancier de Cuba et présidente du groupe ad hoc des créanciers, a joué un rôle moteur essentiel.
Dans ce cadre, la France précise qu’elle procédera comme les autres créanciers à l’annulation des intérêts de retard, tandis que le capital qu’elle avait prêté à Cuba et les intérêts originels, soit 470 millions de dollars, sera pour partie remboursé, le reste (230 millions de dollars) étant converti en projets de développement à Cuba à titre d’effort bilatéral additionnel.
Cet accord représente une nouvelle étape dans la normalisation des rapports entre Cuba et les pays occidentaux, après l’accord historique annoncé il y a un an par La Havane et Washington, qui a conduit au rétablissement cet été des relations diplomatiques entre les Etats-Unis et l’île communiste, après un-demi siècle de rupture.
(©AFP / 12 décembre 2015 19h19)
Le président américain a atterri à Cuba pour une visite historique
Le président des Etats-Unis Barack Obama est arrivé dimanche en fin de journée à La Havane. C’est la première visite à Cuba d’un chef d’Etat américain en exercice depuis celle de Calvin Coolidge en 1928.
L’avion présidentiel Air Force One s’est posé peu après 16h15 sur l’aéroport Jose Marti, du nom du Père de l’indépendance de cette ancienne colonie espagnole. « Comment ça va Cuba? », a tweeté Barack Obama en arrivant à La Havane.
Prévue jusqu’à mardi, cette visite vise à rendre « irréversible » le rapprochement entre les Etats-Unis et Cuba, amorcé par Washington en décembre 2014, souligne la Maison blanche. Les relations diplomatiques ont été rétablies en juillet 2015, mais les deux pays continuent néanmoins d’entretenir de profonds désaccords.
Après une rencontre lundi avec son homologue cubain Raul Castro, suivie d’une apparition conjointe devant la presse et d’un dîner d’Etat, le point d’orgue de la visite sera le « discours au peuple cubain » que compte prononcer mardi le président américain.
Il s’exprimera au Gran Teatro de La Havane. La Maison blanche précise que les dirigeants cubains ne se sont pas opposés à ce que ce discours soit retransmis à travers le pays, même si des doutes subsistent.
Barack Obama doit aussi rencontrer mardi des personnalités de son choix, notamment des opposants au régime castriste. Il n’est pas prévu en revanche qu’il s’entretienne avec Fidel Castro, aujourd’hui âgé de 89 ans.
(ats / 20.03.2016 22h00)
Pétrole : les difficutés du Venezuela contraignent Cuba à réagir
La Havane – La baisse des livraisons du pétrole concédé à des conditions favorables par le Venezuela fait peser sur Cuba la menace d’une crise énergétique, poussant la grande île caribéenne à chercher de nouvelles voies d’approvisionnement.
En juillet, le président Raul Castro a confirmé les rumeurs insistantes sur la baisse des livraisons du Venezuela, pays ami englué dans une grave crise économique et politique.
Cela a occasionné des tensions supplémentaires sur le fonctionnement de l’économie cubaine, déjà affectée par la chute des prix des matières premières et les difficultés rencontrées par d’autres partenaires comme le Brésil, admettait alors Raul Castro, sans toutefois quantifier cette baisse.
Redoutant la pénurie, l’Etat cubain a imposé aux entités d’Etat non productrices de biens de se serrer la ceinture dès juillet avec une réduction drastique de 50% de leur consommation de carburant et d’électricité.
Selon les experts, la baisse des livraisons vénézuéliennes pourrait s’élever à 30 ou 40% des quelque 100.000 barils quotidiens livrés par Caracas à La Havane depuis plus de 10 ans.
Première conséquence : la croissance au premier semestre n’a été que de 1% sur l’île, la moitié de ce qui était prévu.
Certains économistes brandissent déjà le spectre de la récession à l’horizon 2017-2018, expliquant que la balance des paiements risque d’être déséquilibrée par une facture pétrolière en hausse. Ils redoutent les incidences des restrictions sur la productivité de l’économie nationale et le tourisme, nouveau moteur de l’économie de l’île.
L’impact subi par l’économie cubaine dès 2016 sera aigu, étendu et susceptible de mener le pays à la récession quel que soit le scénario, affirmait dans une récente étude Pavel Vidal, économiste cubain de l’université Javeriana en Colombie.
– L’Algérie à la rescousse ? –
Cuba produit 45% de ses besoins en pétrole, un brut lourd qui sert essentiellement à produire de l’électricité et des produits dérivés. Depuis la baisse des prix sur les marchés internationaux, la prospection offshore a sérieusement ralenti dans le Golfe du Mexique.
Parmi la poignée de compagnies étrangères continuant d’explorer à Cuba, figure MEO Australia, qui annonçait en juin avoir découvert un gisement onshore (installation terrestre, ndlr) de plus de 8 millions de barils de brut, dans le nord-ouest de l’île.
Mais les dirigeants de MEO ont ensuite tempéré leur enthousiasme, précisant que les chiffres restaient à confirmer pour cette zone déjà maintes fois explorée. Les autorités cubaines gardent le silence sur ce dossier.
A court terme, le salut pourrait venir de ses partenaires traditionnels, dont l’Algérie, déjà fournisseur de Cuba.
Plusieurs médias ont rapporté cette semaine que la compagnie d’Etat Sonatrach projetait d’envoyer sur l’île quelque 515.000 barils en octobre. Des informations qui n’ont pu être confirmées par l’AFP auprès de la Sonatrach.
Selon l’agence russe Interfax, Raul Castro aurait également demandé de l’aide à son homologue russe Vladimir Poutine, et d’éventuelles livraisons de pétrole ont aussi été évoquées lors de la récente visite sur l’île du chef de la diplomatie iranienne Javad Zarif.
Ces efforts diplomatiques n’ont pas encore produit de résultats concluants, mais les experts consultés par l’AFP écartent pour l’instant la menace d’une répétition de la période spéciale des années 1990, lorsque l’arrêt brutal de l’aide soviétique avait mis le pays au bord de la faillite et plongé ses habitants dans les affres des pénuries.
Car Cuba est aujourd’hui moins dépendante envers Caracas que vis-à-vis de l’URSS à l’époque. Et le tourisme a explosé dans la foulée du rapprochement engagé depuis fin 2014 avec les Etats-Unis, tandis que l’île a récemment soldé ses comptes avec la plupart de ses créanciers.
Ce qui n’empêche pas les experts de redouter l’absence d’alternative en cas de pénuries.
Je ne vois pas la période spéciale se reproduire. Mais les attentes des Cubains et la foi en leur gouvernement sont également différentes d’il y a 25 ans, avance Paul Webster Hare, professeur de relations internationales à l’Université de Boston, aux Etats-Unis.
Aujourd’hui (…) ils se rendent compte que les efforts de Raul (Castro) pour moderniser l’économie ont produit des résultats dérisoires. Ils sont également conscients que les Etats-Unis ne sont plus l’ennemi juré. Contrairement à Fidel en 1994, (les autorités) ne peuvent plus demander davantage de sacrifices, poursuit l’ex-diplomate britannique.
(©AFP / 10 septembre 2016 07h00)
« les Etats-Unis ne sont plus l’ennemi juré. » mais si c’est un vrai problème pour tous, Cuba comme les autres et nous sommes bien nous les Européens en face d’un ennemi que nous allons foutre dehors !! Nous ne sommes pas une île mais un continent. La crise c’est aussi pour nous.
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