Mais la nouvelle inquiète des milliers de foyers et les professionnels du secteur, qui s’interrogent sur l’avenir d’un chauffage longtemps soutenu par l’État.
MaPrimeRénov’ et son rôle historique
Pendant des années, MaPrimeRénov’ a rendu le chauffage au bois accessible à de nombreux foyers. Elle couvrait une partie du coût d’achat et d’installation. Les ménages modestes ou intermédiaires pouvaient ainsi s’équiper d’appareils labellisés Flamme Verte, moins émetteurs de particules. Le bois apparaissait alors comme une solution simple pour réduire la facture de chauffage et l’empreinte carbone.
Aujourd’hui, la décision pèse sur le marché et sur les professionnels. Elle risque aussi de priver les particuliers d’un coup de pouce important. La solution est de trouver un poêle à bois pas cher, mais de qualité. Pour en savoir plus sur le prix, il faut aussi se renseigner sur le type de poêle à bois choisi.
Les raisons de la suppression de l’aide
Depuis le 1er septembre 2026, l’aide pour un poêle à bois installé seul n’existe plus. Le gouvernement a redéfini le périmètre de MaPrimeRénov’. Seuls les projets de rénovation globale sont désormais financés, à condition de gagner au moins deux classes au DPE. L’installation d’un poêle ne suffit plus à déclencher l’aide publique. Elle est jugée trop peu efficace sur la performance thermique du logement.
Le dispositif a également connu de nombreuses modifications en cinq ans, ce qui le rend difficile à suivre pour les particuliers comme pour les professionnels. Cette instabilité rend la validation rapide des devis d’autant plus importante, avant que de nouvelles règles ne changent encore les critères d’éligibilité.
Les conséquences pour les ménages et professionnels
Pour les ménages, la fin de cette aide augmente le montant à financer lors de l’achat d’un poêle à bois. Les foyers aux revenus modestes ou intermédiaires sont particulièrement concernés. Les professionnels du secteur doivent eux aussi composer avec ce changement. En 2025, les montants de MaPrimeRénov’ accordés aux équipements de chauffage à biomasse avaient déjà baissé d’environ 30 %. La suppression du poêle à bois du parcours par geste réduit encore les possibilités de financement pour les particuliers.
Les alternatives financières disponibles
La Prime Effy peut atteindre 1 147 € pour certains ménages qui installent un poêle à bois, selon leurs revenus et les caractéristiques du projet. Les Certificats d’économies d’énergie (CEE) constituent une autre piste pour réduire le coût des travaux. L’éco-prêt à taux zéro peut lui aussi financer certains travaux de rénovation énergétique, sous réserve de respecter les conditions prévues. Le chèque énergie reste par ailleurs utilisable pour l’achat de bois ou de granulés par les ménages qui y sont éligibles.
La rentabilité du bois sans MaprimeRénov’
Le chauffage au bois reste intéressant sur le plan économique, même sans MaPrimeRénov’. Le coût dépend toutefois du type de combustible, du prix d’achat et des besoins du logement. Les poêles à bois modernes affichent généralement un rendement compris entre 75 % et 90 %. Flamme Verte fixe par ailleurs à 70 % le rendement minimal requis pour les appareils concernés par son label. Le chauffage au bois peut rester un investissement intéressant pour plusieurs raisons :
- Des dépenses de chauffage réduites : un appareil performant consomme moins de bois pour produire la même chaleur.
- Une moindre dépendance aux énergies fossiles : le bois constitue une autre source d’énergie pour le chauffage. Son prix varie toutefois selon le combustible et les conditions d’achat.
- Une énergie renouvelable : le bois est considéré comme une source d’énergie renouvelable lorsqu’il provient de forêts gérées durablement.
- Des aides encore disponibles : certaines aides locales et certains dispositifs nationaux peuvent réduire le coût d’installation, sous conditions.
La suppression du dispositif pour les poêles à bois rebat les cartes, mais ne ferme pas la porte au chauffage au bois. D’autres aides restent accessibles pour qui prend le temps de les identifier avant d’investir.

