JO d'hiver 2026 : les actions et SCPI des stations alpines françaises qui cartonnent
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JO d’hiver 2026 : les actions et SCPI des stations alpines françaises qui cartonnent

À moins de deux ans des Jeux Olympiques d’hiver de Milan-Cortina 2026, l’effet olympique se fait déjà sentir sur les marchés financiers. Si l’événement se déroulera principalement en Italie, les retombées économiques et touristiques bénéficient largement aux stations alpines françaises voisines. Les investisseurs avisés surveillent de près les opportunités dans ce secteur, entre actions de groupes spécialisés et SCPI dédiées à l’immobilier de montagne.

Les géants français du ski profitent de la dynamique olympique

La Compagnie des Alpes, leader européen des domaines skiables, figure en tête des valeurs à surveiller. Le groupe exploite notamment La Plagne, Les Arcs, Tignes ou encore Chamonix-Mont-Blanc, des destinations qui bénéficient directement de l’engouement olympique. Depuis le début de l’année 2024, l’action a progressé de plus de 15%, portée par des perspectives de fréquentation en hausse.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : la saison 2023-2024 a enregistré une hausse de 8% de la fréquentation dans les stations alpines françaises, selon Domaines Skiables de France. Cette tendance s’accélère avec l’approche des JO, les stations françaises captant une partie des flux touristiques générés par l’événement italien.

Société d’Aménagement de la Plagne et de Peisey-Vallandry (SAPPV) constitue également un placement stratégique. Cette société, moins connue du grand public mais prisée des investisseurs spécialisés, gère l’une des plus importantes stations de Tarentaise. Ses revenus locatifs et sa valorisation immobilière suivent une courbe ascendante depuis l’annonce des JO.

Du côté des équipementiers, Poma, filiale du groupe HTI, tire son épingle du jeu. Le spécialiste français des remontées mécaniques multiplie les contrats de modernisation dans les Alpes. L’entreprise savoyarde a récemment décroché plusieurs marchés pour équiper les stations italiennes, mais aussi pour rénover les infrastructures françaises en prévision de l’afflux touristique.

L’immobilier de montagne attire les SCPI spécialisées

Le marché des SCPI dédiées à l’immobilier de montagne connaît un véritable boom. Scellier Immobilier propose depuis 2023 une SCPI « Montagne » qui affiche des rendements de 4,2%, largement supérieurs à la moyenne du secteur. Cette SCPI investit principalement dans des résidences de tourisme situées dans les grandes stations alpines françaises.

Les prix de l’immobilier dans les stations de Haute-Savoie et de Savoie ont bondi de 12% en moyenne sur les douze derniers mois, selon les données de l’association Anil. Les appartements neufs à Courchevel dépassent désormais les 15 000 euros le mètre carré, tandis que Megève affiche des prix moyens de 13 500 euros le mètre carré.

Primonial REIM a lancé en septembre 2025 sa SCPI « Alps Investment », spécialement conçue pour capitaliser sur l’effet JO. Cette SCPI cible les actifs immobiliers de rendement dans un rayon de 200 kilomètres autour des sites olympiques italiens, incluant de nombreuses stations françaises frontalières.

Les résidences de tourisme représentent un segment particulièrement porteur. Pierre & Vacances, coté en Bourse, a vu son action progresser de 22% depuis janvier 2025. Le groupe mise sur ses résidences alpines premium, notamment à l’Alpe d’Huez et aux Ménuires, pour capter la clientèle haut de gamme attirée par l’événement olympique.

Les infrastructures de transport, un levier d’investissement méconnu

Au-delà des pure players de la montagne, les sociétés d’infrastructures de transport constituent des investissements indirects mais stratégiques. Vinci Autoroutes exploite les axes autoroutiers menant vers les Alpes et devrait bénéficier de l’augmentation du trafic touristique. Les péages de l’A40 vers Chamonix et de l’A41 vers les Trois Vallées enregistrent déjà une hausse de fréquentation de 6% par rapport à l’année précédente.

La SNCF Connect & Tech, filiale technologique du groupe ferroviaire, développe des solutions de billetterie et de réservation spécifiquement adaptées aux flux olympiques. Ses revenus liés aux liaisons TGV vers les Alpes progressent de 18% sur un an, notamment grâce aux nouvelles liaisons directes mises en place vers les stations de sports d’hiver.

Les aéroports alpins ne sont pas en reste. Société de l’Aéroport de Lyon (ADP Lyon) anticipe une hausse de 25% de son trafic hivernal 2025-2026. L’aéroport a investi 15 millions d’euros dans de nouvelles infrastructures pour accueillir les visiteurs internationaux se rendant dans les Alpes françaises et italiennes.

Les sociétés de location de véhicules comme Europcar capitalisent également sur cette dynamique. Le groupe français a renforcé ses flottes dans les agences alpines et développe des partenariats avec les stations pour proposer des packages transport-hébergement-forfaits.

Les risques à anticiper dans ces investissements olympiques

Malgré les perspectives favorables, plusieurs facteurs de risque méritent attention. La volatilité liée aux conditions climatiques reste le principal écueil des investissements montagne. Un hiver sans neige peut considérablement impacter les résultats des sociétés du secteur, comme l’a démontré la saison 2022-2023 marquée par un enneigement tardif.

L’effet post-olympique constitue un autre risque majeur. Historiquement, les retombées touristiques des Jeux d’hiver s’estompent rapidement après l’événement. Les investisseurs doivent donc privilégier des valeurs solides, capables de maintenir leur croissance au-delà de 2026.

La concurrence internationale s’intensifie également. Les stations autrichiennes et suisses modernisent massivement leurs infrastructures pour capter une part du marché olympique. Cette pression concurrentielle pourrait limiter les gains des acteurs français.

Les contraintes environnementales représentent un défi croissant. Les nouvelles réglementations sur l’enneigement artificiel et l’aménagement en montagne pourraient impacter les projets de développement des stations. Les investisseurs doivent intégrer ces paramètres ESG dans leur analyse.

L’inflation des coûts de construction en montagne, qui a atteint 8% en 2025, érode les marges des promoteurs immobiliers. Cette hausse, liée aux difficultés d’approvisionnement et à la complexité des chantiers en altitude, pèse sur la rentabilité des projets immobiliers.

Les Jeux Olympiques de Milan-Cortina 2026 créent indéniablement une dynamique favorable pour les investissements dans l’écosystème alpin français. Entre les valeurs refuges comme la Compagnie des Alpes et les opportunités immobilières via les SCPI spécialisées, les possibilités ne manquent pas. La clé du succès réside dans une sélection rigoureuse des actifs, en privilégiant les acteurs les mieux positionnés pour capitaliser durablement sur cette dynamique, bien au-delà de la parenthèse olympique.

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